Que devint le « Happy Face Killer » ?
Keith Hunter Jesperson, connu sous le surnom de « Happy Face Killer », fut un camionneur qui sema la terreur sur les routes du Nord-Ouest pacifique au début des années 1990. Élevé en Colombie-Britannique dans un environnement familial et scolaire marqué par la violence, il montrait déjà des signes inquiétants dans sa jeunesse, notamment la mise à mort d’animaux.
Devenu conducteur routier, Jesperson ciblait des femmes qui montaient dans sa cabine — souvent des inconnues cherchant un trajet ou une relation sexuelle — et les étranglait. Sa série de crimes resta longtemps difficile à relier en raison des corps abandonnés le long des routes et des lettres macabres qu’il adressait à la presse, signées d’un dessin de visage souriant, d’où son surnom.
Quelques points clés pour comprendre son parcours :
- Victimes confirmées : huit femmes tuées au cours du début des années 1990.
- Méthode : strangulation, corps retrouvés le long d’axes routiers.
- Premier meurtre : une affaire embrouillée où un couple avoua et purgea une peine avant que la piste ne se tourne vers Jesperson.
- Signature caractéristique : il laissait parfois des graffitis ou des lettres signés d’un « happy face ».
Son arrestation et sa vie carcérale
La série s’acheva lorsqu’il tua sa compagne, crime qui permit aux autorités de l’arrêter et de relier les meurtres antérieurs. Pour éviter la peine capitale, Jesperson accepta un accord de plaidoyer et fut condamné à plusieurs peines de réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Il est toujours incarcéré.
En détention, l’attitude de Jesperson contraste avec son passé : mesuré et apparemment calme malgré sa stature imposante (environ 2,03 m). Il s’est adonné aux arts plastiques, produisant dessins et peintures, et a parfois échangé avec des étudiants en sciences médico-légales, refusant en revanche les interviews pour les grandes chaînes médiatiques.
Cette section s’insère au fil du récit pour éclairer le parcours criminel et postérieur de Jesperson, en gardant à l’esprit les implications sociales et judiciaires de l’affaire.
