Les Mystères de la Mort d’Henry VIII : Une Maladie Insoupçonnée

par Olivier
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Les Mystères de la Mort d'Henry VIII : Une Maladie Insoupçonnée
Royaume-Uni

Qu’est-ce qui a réellement tué Henry VIII ?

Henry VIII

En 1531, Henry VIII — célèbre pour son appétit vorace — ordonna la cuisson à mort d’un cuisinier, Richard Roose, accusé d’avoir empoisonné « un obscur gentilhomme » et une veuve chez l’évêque John Fisher. Selon un récit de l’époque, Roose affirmait n’avoir voulu que verser un laxatif dans la soupe, mais la paranoïa royale face aux empoisonnements fit de cette plaisanterie un crime capital.

La mise à mort, publique et barbare, eut lieu à Smithfield. Ce n’était pas un cas isolé : durant son règne, Henry fit exécuter plusieurs personnes pour trahison par des méthodes tout aussi cruelles, reflétant une monarchie constamment méfiante et disposée à la répression.

  • Incident de 1531 : Richard Roose déclaré coupable d’empoisonnement et exécuté publiquement.
  • Moyens d’exécution : la brutalité servait souvent à alimenter la peur et la loyauté autour du trône.
  • Paradoxe historique : alors qu’il redoutait d’être empoisonné, d’autres facteurs internes pourraient avoir altéré sa santé mentale et physique.

Henry VIII

Les chroniques indiquent qu’Henry mourut de « causes naturelles » en 1547, mais son état de santé s’était considérablement dégradé. Une blessure de joute lui avait coûté une jambe des années auparavant, et son allure finale — marquée par une obésité extrême — fait encore débat parmi les historiens. Certaines sources évoquent un poids culminant autour de 181 kg (400 livres).

Des spécialistes en bioarchéologie et anthropologie ont avancé l’hypothèse d’une cause génétique susceptible d’expliquer plusieurs de ses maux. Il s’agit du syndrome de McLeod, lié à la présence d’un antigène dit « Kell » dans le sang :

  • Le syndrome de McLeod implique des anomalies du sang (antigènes Kell) qui peuvent provoquer des réactions immunitaires.
  • Ces réactions peuvent entraîner des problèmes reproductifs lors d’unions avec des partenaires ne portant pas l’antigène.
  • Sur le plan neurologique et musculaire, le syndrome peut causer faiblesse, troubles moteurs et altérations du comportement.

Appliquée au cas d’Henry VIII, cette hypothèse offre une lecture cohérente de plusieurs éléments : difficultés à engendrer des héritiers malgré six mariages, dégradation progressive de la mobilité, et altérations possibles du comportement et de la santé mentale. Autrement dit, un problème sanguin héréditaire pourrait avoir contribué, à la fois, à ses échecs reproductifs et à son isolement physique et psychologique durant les dernières années de son règne.

En reliant faits politiques et diagnostics médicaux modernes, cette perspective invite à repenser la fin de vie d’Henry VIII non seulement comme le produit d’une tyrannie paranoïaque, mais aussi comme le résultat complexe de facteurs biologiques et sociaux entremêlés.

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