Procès libyen : Claude Guéant transmet une seconde attestation à la cour

par Sophie
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Procès libyen : Claude Guéant transmet une seconde attestation à la cour
France, Libye

Claude Guéant a transmis une seconde attestation à la cour d’appel de Paris dans le cadre du procès sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. Ce nouvel écrit de l’ancien secrétaire général de l’Élysée, absent des audiences pour des raisons de santé, a été communiqué aux différentes parties ce dimanche.

Une rupture consommée entre les deux hommes

Ce second document fait suite à une première attestation lue le 14 avril dernier, qui marquait une rupture franche entre Nicolas Sarkozy et son ancien collaborateur. Claude Guéant aurait été irrité par les propos de l’ancien chef de l’État, qui avait mis en doute sa probité à la barre. En réponse, l’ancien ministre avait affirmé n’avoir fait que servir au mieux Nicolas Sarkozy en suivant ses instructions.

L’avocat de Claude Guéant avait prévenu que toute nouvelle mise en cause de son client entraînerait un complément d’information. En première instance, Nicolas Sarkozy et Claude Guéant avaient été condamnés respectivement à cinq et six ans de prison ferme. L’ancien président avait été reconnu coupable d’avoir laissé ses proches collaborateurs négocier un financement politique occulte avec les autorités libyennes.

Les révélations sur le dossier Senoussi

Au cœur des échanges se trouve la situation judiciaire d’Abdallah Senoussi, ancien haut dignitaire du régime libyen condamné en France pour l’attentat contre le DC-10 d’UTA en 1989. Si Claude Guéant maintient qu’aucune mesure de grâce n’était possible, il apporte un témoignage inédit sur un dîner officiel à Tripoli en juillet 2007.

Selon ce récit, Nicolas Sarkozy aurait demandé à Claude Guéant d’écouter les préoccupations de Mouammar Kadhafi concernant le sort de Senoussi. Le chef de l’État lui aurait alors lancé : « Claude, voyez cela ». Cette version des faits est formellement contestée par Nicolas Sarkozy, qui a opposé un démenti catégorique à la barre.

Une suite attendue au procès

Nicolas Sarkozy doit être interrogé de nouveau ce mercredi afin de répondre à ces affirmations. Pour l’heure, ni l’entourage de l’ancien président ni l’avocat de Claude Guéant n’ont souhaité apporter de commentaires supplémentaires sur cette nouvelle pièce versée au dossier. Le procès continue de lever le voile sur les coulisses diplomatiques et financières de l’époque entre Paris et Tripoli.

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