L’hôtel Hilton de Washington a de nouveau été le théâtre d’un événement dramatique impliquant la sécurité présidentielle. Lors du gala annuel des correspondants de la Maison-Blanche, des coups de feu ont provoqué l’évacuation d’urgence de Donald Trump, de son épouse Melania et du vice-président J.D. Vance. Cette scène rappelle étrangement une autre tentative d’assassinat survenue devant le même établissement le 30 mars 1981.
Le précédent historique de Ronald Reagan
À l’époque, le président républicain Ronald Reagan avait été la cible de tirs alors qu’il quittait l’hôtel après un discours prononcé devant 5 000 syndicalistes. Si l’attaque récente a ravivé ces souvenirs, celle de 1981 avait fait quatre blessés, dont le président lui-même, touché par une balle ayant ricoché sur la limousine présidentielle.
Selon les archives de la Reagan Library, le projectile avait perforé le poumon de l’ancien chef d’État, qui avait été immédiatement pris en charge à l’hôpital universitaire George Washington. L’auteur des tirs, John Hinckley Jr., avait expliqué avoir agi pour impressionner l’actrice Jodie Foster. Après trente-cinq ans de détention en hôpital psychiatrique, il a finalement été libéré en 2016.
Des questions sur la sécurité du site
La Fondation présidentielle Ronald Reagan a réagi à ce nouvel incident en exprimant ses prières pour la sécurité des personnes concernées et des agents chargés de la protection des officiels. De son côté, Donald Trump a critiqué la configuration du Hilton de Washington. Il estime que cet immense complexe de plus de 1 000 chambres n’est pas un bâtiment particulièrement sûr en raison de la libre circulation des personnes à l’intérieur.
L’ancien président a profité de cette situation pour justifier la construction en cours d’une nouvelle salle de bal hautement sécurisée au sein de la Maison-Blanche. Selon les autorités, le tireur de samedi aurait tenté de forcer l’entrée du gala avec l’intention d’assassiner des hauts responsables de l’administration Trump.
