Savoir : le regain d’intérêt pour les bibliothèques
Andrew Carnegie, immigrant devenu l’un des industriels les plus influents de l’ère américaine de la « Gilded Age », a consacré une partie de sa fortune à financer près de 3 000 bibliothèques dans le monde. Amateur de lecture lui‑même, il apprécierait sans doute que, selon une étude Gallup réalisée en décembre 2019, les visites en bibliothèque aient été plus nombreuses que les sorties au cinéma aux États‑Unis cette année‑là. Ce phénomène illustre un intérêt renouvelé pour les lieux du savoir et la notion même de « visites bibliothèque » comme pratique culturelle.

Le constat peut surprendre ceux qui pensent que « plus personne ne lit », mais il reflète une transformation : les bibliothèques ne se résument plus aux seuls livres. Elles se positionnent comme des centres d’information et de services accessibles à tous. Un article de Forbes, s’appuyant sur les données Gallup, détaille ces tendances et montre que la fréquentation varie selon le sexe et le revenu des ménages.
Parmi les points notables :
- Les femmes fréquentent les bibliothèques presque deux fois plus souvent que les hommes.
- Plus le revenu du foyer est bas, plus la probabilité de se rendre en bibliothèque augmente.
- Les bibliothèques proposent aujourd’hui une offre diversifiée : magazines, films, recherches généalogiques et accès Wi‑Fi.

Le rapport Gallup, consultable ici, souligne aussi que d’autres activités de loisirs, comme les parcs d’attraction et les visites de zoos, figurent parmi les options les moins choisies dans l’enquête. Cette hiérarchie des loisirs donne à réfléchir sur les évolutions des pratiques culturelles et sur la place retrouvée du lieu public de savoir dans la vie quotidienne.
