En France, environ 7,5 millions de ménages ont recours au bois pour se chauffer, que ce soit via des poêles, des cheminées ou des chaudières. Bien que ce mode de chauffage soit apprécié pour son aspect chaleureux et économique, il représente une source de pollution atmosphérique non négligeable.
Un impact majeur sur la qualité de l’air hivernal
Dans un rapport récent, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) confirme que la combustion du bois est une cause principale de pollution de l’air durant la période hivernale. Les données recueillies montrent une contribution massive aux polluants atmosphériques :
- 77 % des particules organiques en suspension ;
- 72 % du carbone suie ;
- 40 % des particules fines PM2,5, particulièrement nocives car elles pénètrent loin dans les poumons.
Des disparités géographiques marquées
L’exposition à cette pollution n’est pas uniforme sur le territoire. Les régions du Sud et de l’Est, tout comme les zones montagneuses, sont les plus durement touchées. L’Île-de-France, et plus spécifiquement Paris, subit également ces nuisances, le bois y étant fréquemment utilisé comme chauffage d’appoint ou pour l’agrément.
Pour remédier à cette situation, l’agence soutient les objectifs fixés par le gouvernement en 2021. Le plan national vise une réduction de 50 % des émissions de particules fines PM2,5 d’ici l’année 2030.
