La plus grande tortue préhistorique découverte au Venezuela

par Olivier
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La plus grande tortue préhistorique découverte au Venezuela
Venezuela, Colombie, Brésil

Une tortue géante du Miocène révélée par une carapace intacte

Pour situer cette découverte dans le fil scientifique, une carapace fossilisée vieille d’environ 8 millions d’années mise au jour au Venezuela a remis en lumière une tortue préhistorique d’une taille inouïe. Cette trouvaille permet d’approfondir notre compréhension des faunes aquatiques qui peuplaient l’Amérique du Sud au Miocène.

Stupendemys geographicus

La carapace, presque intacte, mesure juste en dessous de 8 pieds de diamètre, ce qui en fait le plus grand exemplaire complet connu à ce jour. L’espèce concernée, Stupendemys geographicus, vivait dans la moitié nord du continent sud-américain lorsqu’un réseau de marais et de lacs chauds offrait un milieu propice à l’expression d’un gigantisme remarquable.

Les éléments scientifiques essentiels relevés à partir du fossile :

  • Âge estimé : environ 8 millions d’années (Miocène).
  • Espèce : Stupendemys geographicus, une tortue préhistorique d’eau douce/marine.
  • Taille de la carapace : près de 8 pieds de diamètre.
  • Poids estimé : autour de 2 500 livres, bien supérieur aux tortues actuelles.

Ces caractéristiques expliquent pourquoi S. geographicus dépasse largement ses parents actuels, y compris la tortue luth marine, autrefois considérée comme l’une des plus imposantes. Les conditions environnementales du Miocène — eaux chaudes et vastes zones humides — ont vraisemblablement favorisé cette augmentation de taille.

Stupendemys geographicus, détail de la carapace

Un détail frappant découvert sur la carapace est la présence de protubérances en forme de « cornes » ancrées à l’avant du carapace. Les chercheurs interprètent ces structures comme des armes utilisées lors de combats entre mâles, vraisemblablement pour la domination territoriale ou la reproduction. Ce comportement agressif trouve un écho chez certaines espèces modernes, comme la tortue-mordeuse.

La violence des affrontements de l’époque est également suggérée par la découverte d’une dent de caïman fichée dans une autre carapace fossilisée : S. geographicus ne se limitait pas aux luttes intra‑espèces, mais affrontait aussi de grands prédateurs contemporains tels que les crocodiliens géants Purussaurus et Gryposuchus.

En somme, cette carapace intacte enrichit notre compréhension de la tortue préhistorique et de l’écologie miocène d’Amérique du Sud, offrant des indices concrets sur l’anatomie, le comportement et les interactions entre prédateurs et proies à cette époque.

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