L’Europe se mobilise pour protéger la Terre des astéroïdes
Un jour, alors que vous commanderez peut-être un latte en faisant défiler des profils sur Tinder, la Terre pourrait trembler sous l’impact d’un immense astéroïde. Dans un tel scénario, l’objet céleste pourrait même vous vaporiser instantanément — une idée qui donne la mesure du danger. On peut en rire, bien sûr, mais les scientifiques sont unanimes : face à une menace de cette ampleur, l’humanité doit agir collectivement. Il ne s’agit pas de savoir si un astéroïde catastrophique frappera la Terre, mais quand cela arrivera. Les dinosaures, eux, n’ont pas eu cette chance.
La NASA a d’ailleurs averti qu’un réveil brutal pourrait survenir le 6 mai 2022, lorsqu’un astéroïde de la taille de la Grande Pyramide de Gizeh était annoncé comme pouvant entrer en collision avec notre planète, selon Sputnik News. Les probabilités n’étaient pas de 100 %, mais si l’impact se produisait, les conséquences seraient potentiellement dévastatrices : une ville entière pourrait être anéantie en quelques secondes, causant des millions de morts. Autant dire que la menace des astéroïdes n’a rien d’abstrait.
Cette réalité suffit à expliquer pourquoi la science spatiale s’attaque désormais au problème à une échelle digne de la science-fiction. Space.com rapporte que la NASA et l’Agence spatiale européenne (ESA) ont uni leurs efforts pour s’entraîner à dévier des astéroïdes capables de bouleverser l’équilibre de la Terre. La mission DART de la NASA, conçue comme un test de déviation d’astéroïde, devait être lancée à bord d’une fusée SpaceX Falcon 9 en juillet 2021, avant de rejoindre le système binaire Didymos en octobre 2022. La sonde américaine devait ensuite percuter « Didymoon », le petit satellite de ce système, large d’environ 165 mètres, qui gravite autour de Didymos, une masse rocheuse d’environ 775 mètres de diamètre.
De son côté, l’ESA prend en charge la mission Hera, pensée pour analyser les effets de l’impact grâce à des télescopes planétaires et à un engin spatial chargé d’observer de près les débris et les transformations provoquées par la collision. C’est la première fois que l’humanité tente de se défendre de manière aussi concrète contre ces intrus venus de l’espace, et l’espoir est que ce ne soit pas la dernière. L’enjeu dépasse l’exploit technologique : il s’agit de préparer une véritable stratégie de prévention face aux astéroïdes, avant qu’un danger plus proche encore ne vienne frapper la Terre.
Shutterstock
Shutterstock
Ainsi, entre la NASA, l’ESA et SpaceX, une alliance scientifique se dessine pour protéger la planète en testant, pour la première fois, la possibilité de désintégrer ou de détourner l’une des menaces les plus imminentes venues du ciel. Une étape décisive pour l’histoire de la science spatiale, et un rappel saisissant que la défense de la Terre peut aussi commencer très loin au-delà de notre atmosphère.
