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Depuis le début du mois de mai, la France a relancé sa période de surveillance renforcée contre les maladies transmises par les insectes, telles que le chikungunya ou la dengue. Santé publique France tire la sonnette d’alarme : le moustique tigre continue sa progression sur le territoire métropolitain, augmentant ainsi les risques de transmissions virales.
Une progression géographique marquée
Au 1er janvier 2026, le moustique tigre est désormais implanté dans 83 des 96 départements de l’Hexagone. Seule une petite partie du territoire, principalement située dans le nord et l’ouest de la France, reste pour l’instant préservée de cette colonisation.
Les 13 départements encore épargnés sont les suivants :
- Le Finistère et les Côtes-d’Armor en Bretagne ;
- La Manche, le Calvados, l’Orne et l’Eure en Normandie ;
- La Somme, le Pas-de-Calais et le Nord dans les Hauts-de-France ;
- La Creuse ;
- Les Ardennes, la Meuse et les Vosges dans le Grand Est.
Une explosion des cas de chikungunya
L’année 2025 a marqué un tournant inquiétant avec une intensification sans précédent de la circulation du virus. Les autorités ont recensé 809 cas autochtones répartis dans 81 foyers de transmission locale. Ce chiffre représente une multiplication par 26 par rapport aux données de l’année 2024.
Cette accélération est particulièrement visible dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, où l’insecte est durablement installé. Selon Santé publique France, la circulation active de ces maladies à l’échelle internationale, notamment aux Amériques et en Asie du Sud-Est, ainsi que dans les territoires d’Outre-mer, favorise l’importation de nouveaux cas en métropole.
Comment limiter les risques ?
Pour freiner le développement des larves, il est impératif de supprimer les eaux stagnantes autour des habitations. Les coupelles de pots de fleurs, les bâches, les gouttières obstruées ou les arrosoirs sont autant de nids potentiels qu’il convient de vider régulièrement.
Afin de se protéger individuellement des piqûres, les autorités sanitaires recommandent le port de vêtements longs et couvrants, l’utilisation de produits répulsifs et l’installation de moustiquaires aux fenêtres ou sur les poussettes.
