Les mariages et le parcours d’Ernest Hemingway

Né le 21 juillet 1899, Ernest Hemingway fut couronné d’un prix Nobel de littérature et, quelques années plus tôt, reçut le prix Pulitzer pour une œuvre devenue incontournable dans les programmes scolaires : The Old Man and the Sea. Connu de ses proches sous le surnom de « Papa », il débuta sa carrière comme journaliste au lycée, puis travailla comme chroniqueur sportif pour le Kansas City Star.
Blessé alors qu’il servait comme conducteur d’ambulance pour l’armée italienne pendant la Première Guerre mondiale, Hemingway poursuivit ensuite sa trajectoire de correspondant à l’étranger, s’installant notamment à Paris. Ces années s’inscrivent dans le contexte de la « Lost Generation » : une génération meurtrie par la guerre, en quête de repères personnels et culturels — un cadre qui aide à comprendre certains aspects de la vie sentimentale d’Ernest Hemingway.
Ses mariages et ses liaisons, souvent médiatisés, reflètent autant les tensions de son époque que ses contradictions personnelles. On peut résumer ainsi la succession de ses épouses :
- Hadley Richardson : sa première épouse, plus âgée que lui. Ils eurent un fils, mais le mariage prit fin au bout d’environ six ans, après que Hemingway eut entamé une liaison avec Pauline Pfeiffer.
- Pauline « Fife » Pfeiffer : journaliste et femme d’affaires, elle apporta des ressources qui permirent au couple de vivre et d’élever les deux fils pendant treize ans, jusqu’à ce que la carrière littéraire d’Hemingway décolle et que de nouvelles passions surviennent.
- Martha Gellhorn : encore une journaliste, rencontrée par l’intermédiaire de cercles communs. Ils couvrirent ensemble des événements, dont la guerre d’Espagne, mais la vie professionnelle intense et les absences de Gellhorn creusèrent l’écart entre eux.
- Mary Welsh : journaliste également, elle fut la quatrième et dernière épouse. Plus encline à soutenir Hemingway qu’à rivaliser sur le plan professionnel, elle resta à ses côtés jusqu’à la fin de sa vie. Leur mariage fut le plus long — quinze ans — malgré des difficultés, dont une liaison d’Hemingway alors qu’ils vivaient à Cuba.
Hemingway confia, dans une interview de 1950, une réflexion sur le temps et l’écriture : « Le temps est la chose dont nous avons le moins ». Cette phrase trahit sa conscience du prix personnel de la création et du poids de la responsabilité d’écrire.
En vieillissant, Ernest Hemingway connut un déclin de santé physique et mentale. Après un déménagement à Ketchum, dans l’Idaho, sa dépression s’aggrava. Il s’est donné la mort par blessure par arme à feu le 2 juillet 1961. Sa vie sentimentale — marquée par quatre mariages successifs et des liaisons — reste indissociable de la trajectoire littéraire et historique qui a façonné son œuvre.
Cette plongée dans les relations personnelles d’Ernest Hemingway éclaire autant l’homme que l’écrivain, et prépare le terrain pour explorer ensuite son influence littéraire et son héritage culturel.
