La vérité sur la mort de William Wallace

par Olivier
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La vérité sur la mort de William Wallace
Écosse, Royaume-Uni

Contexte historique et exécution

Pour situer cet épisode tragique dans son contexte : la figure populaire du film a offert une réplique mémorable — « Ils peuvent nous enlever la vie, mais ils n’emporteront jamais notre liberté » —, mais la réalité fut bien plus cruelle. William Wallace perdit d’abord sa liberté, puis, quelques semaines plus tard, sa vie dans des circonstances d’une violence extrême, sans aucun accompagnement d’un orchestre héroïque pour en atténuer l’horreur.

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Tout commença après la mort subite du roi Alexandre III d’Écosse au printemps de 1286, un accident qui provoqua un vide politique profond. Ce bouleversement entraîna une intervention anglaise : Édouard Ier contraignit le roi suivant, Jean Balliol, à abdiquer. William Wallace, jusque-là peu connu, prit alors les armes et s’illustra dans une série de victoires spectaculaires contre les troupes d’Édouard, notamment à la bataille du pont de Stirling, où il affronta une armée anglaise supérieure en nombre.

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Wallace échappa longtemps à la répression anglaise, jusqu’à son arrestation près de Glasgow en août 1305. Emmené à Londres, il fut jugé pour trahison et crimes de guerre : le procès fut bref et conduisit à son incarcération dans la Tour de Londres, alors sinistre prison pour les condamnés venus d’ailleurs.

Between a Wallace and a hard place

La suite relève du cauchemar : d’après la BBC, Wallace fut traîné par des chevaux sur près de quatre miles à travers Londres jusqu’à Smithfield. Là, il fut pendu comme meurtrier et voleur, mais on le descendit encore vivant. Il fut ensuite mutilé et éventré ; accusé de trahison, il fut probablement émasculé. Pour des accusations de sacrilège envers des monastères anglais, son cœur, son foie, ses poumons et ses entrailles furent jetés sur le feu, puis sa tête fut tranchée.

Sa tête fut exposée au sommet d’une pique sur le London Bridge, tandis que le reste de ses organes furent dispersés à travers le royaume en guise d’avertissement. La brutalité de ces gestes témoignait autant d’une punition politique que d’une mise en scène dissuasive contre toute insurrection.

Quelques siècles plus tard, en 2005, soit 700 ans après sa mort, une cérémonie funéraire symbolique fut organisée à Londres pour marquer le souvenir de William Wallace (voir le compte rendu dans The Telegraph : https://www.telegraph.co.uk/news/uknews/1496832/700-years-on-a-funeral-is-held-for-William-Wallace.html).

Pour approfondir le récit judiciaire et les détails de son supplice, la BBC propose un article de référence sur la période et le procès : http://www.bbc.co.uk/history/scottishhistory/independence/features_independence_wallace2.shtml

Ce passage, mêlant politique, guerre et châtiment exemplaire, éclaire une part essentielle de l’histoire de l’Écosse et la figure iconique de William Wallace, dont la mémoire continue de polariser l’imaginaire national.

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