Les épisodes météorologiques intenses se succèdent sur l’Hexagone sans laisser de répit aux populations concernées. Alors que les sols sont déjà saturés, la tempête Pedro fait son entrée, aggravant une situation hydrologique déjà critique. Selon les dernières prévisions de Vigicrues, quatre départements restent placés en vigilance rouge crues : la Charente-Maritime, la Gironde, le Lot-et-Garonne et le Maine-et-Loire. Cette alerte maximale est maintenue au moins jusqu’à jeudi.
En parallèle, l’arrivée de cette nouvelle dépression place neuf autres départements en vigilance orange pour des risques de crues ou de pluie-inondation. Sont concernés la Charente, le Finistère, l’Ille-et-Vilaine, les Landes, la Loire-Atlantique, le Morbihan, la Sarthe, le Tarn-et-Garonne et la Vendée. La situation est particulièrement préoccupante en Charente-Maritime où le niveau des eaux continue de monter lentement.
Le préfet de Charente-Maritime, Brice Blondel, a averti que la crue s’aggravait de manière constante. À Saintes, le niveau de l’eau pourrait atteindre 6,4 mètres, des hauteurs qualifiées d’historiques et comparables aux inondations majeures de 1982 ou 1994. Météo-France précise que les vents forts associés à la tempête Pedro vont générer de puissantes vagues de secteur Ouest sur la façade atlantique, freinant l’écoulement des fleuves et aggravant l’état de la mer.
Vents violents, précipitations et risques en montagne
Le passage de la dépression Pedro va s’accompagner de précipitations copieuses, particulièrement sur le Sud-Ouest, l’ouest du Massif central et les Alpes, où l’on attend des cumuls de 30 à 50 mm d’eau. Le vent soufflera également avec force, balayant la zone allant de l’Aquitaine à l’Occitanie. Des rafales violentes, pouvant atteindre 120 km/h, sont prévues sur le Roussillon, tandis que le littoral varois et la Corse subiront de nouveau des vents d’ouest très soutenus.
Sur le littoral atlantique, la conjonction de la perturbation et de forts coefficients de marée fait craindre des submersions dues aux vagues. Pendant ce temps, les reliefs de l’Est, notamment les Alpes, recevront d’importantes quantités de neige fraîche. Ce phénomène accroît considérablement le risque d’avalanche en haute montagne.
Face à cette série d’intempéries, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, a souligné le caractère exceptionnel de la situation. Elle a évoqué un record d’humidité des sols inédit depuis 1959, établissant un lien direct avec le changement climatique. L’État a d’ores et déjà annoncé qu’un soutien serait apporté aux collectivités territoriales impactées par ces dégâts.
