Dans l’univers du divertissement et des arts martiaux, certaines scènes deviennent si emblématiques qu’elles s’imposent durablement dans la culture populaire. Le geste signature de Jean-Claude Van Damme en fait partie : ce coup ciblant l’entrejambe, devenu au fil du temps un réflexe presque légendaire, intrigue autant qu’il amuse. Pourtant, derrière l’aspect spectaculaire, il repose sur une logique bien réelle de self-défense et de combat rapproché.
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En situation de crise, les mains de Jean-Claude Van Damme se dirigent souvent vers les testicules de l’adversaire comme attirées par une évidence tactique. Il ne faut toutefois pas s’y tromper : il ne s’agit pas d’une fantaisie gratuite, mais d’une technique associée à l’efficacité du combat. Dans l’esprit du public, l’image est comique ; dans celui des pratiquants, elle correspond à une zone vulnérable bien connue des arts martiaux.
Van Damme lui-même l’a expliqué avec franchise : « En vrai, ça marche toujours. Surtout contre les grands, parce que je suis un petit gabarit… Dans les arts martiaux, on vise la tempe, le sternum, sous le menton, la gorge, les testicules. Et ça fait mal… mais ils l’ont utilisé dans le film parce que c’est plutôt cool. » Cette citation résume bien l’ambivalence du geste : brutal, mais fondé sur une logique martiale précise.
Oh, et la vidéo circule aussi ici. Ainsi que là. Et encore là. De quoi comprendre pourquoi ce coup a marqué les esprits dans le cinéma d’action et dans les récits autour de Jean-Claude Van Damme.
Si un coup doit être porté, autant viser le fameux « coup de l’entrejambe à la Van Damme ».

Jean-Claude Van Damme ne plaisante pas sur ce point. Les coups de pied, comme les coups de poing portés à l’aine, sont des techniques classiques de self-défense, capables de désorienter temporairement un agresseur masculin. Leur efficacité explique qu’elles soient régulièrement enseignées ou évoquées dans les méthodes de défense personnelle.
Le mouvement, apparu pour la première fois dans le film Bloodsport en 1988, a ensuite acquis une notoriété immense. Il est devenu un geste emblématique de Johnny Cage dans presque tous les jeux Mortal Kombat, puis a même trouvé sa place dans le film Mortal Kombat. Et pourtant, les créateurs de la franchise n’avaient jamais demandé l’autorisation de Van Damme, alors même que le personnage s’inspire directement de lui.
Interrogé à ce sujet, l’acteur a affirmé : « Je ne porterai jamais plainte contre qui que ce soit. C’est contre mes règles… Bloodsport — tout ce qui se trouve dans Mortal Kombat vient de là. » Cette réponse, simple et sans amertume, montre à quel point il assume l’héritage culturel né de son film culte.
Au fond, derrière l’image presque absurde de ce geste, il y a une vraie tradition des arts martiaux, une efficacité reconnue en self-défense et une démonstration impressionnante de souplesse et de physicalité. Sous son apparence provocatrice, Jean-Claude Van Damme a contribué à transformer un simple réflexe de combat en icône du cinéma d’action et du divertissement populaire.
