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Avant toute chose, il faut le dire clairement : presque toutes les races de chevaux coûtent cher. Même un cheval « gratuit » revient onéreux, car un animal moyen consomme encore 15 à 20 livres de foin par jour, sans compter les vermifuges réguliers, le ferrage et les vaccins. Et l’on ne parle même pas du jour où il souffre d’une colique équine, obligeant le vétérinaire à intervenir deux fois, pour une facture qui peut vite grimper à 500 dollars pour un peu d’huile minérale et un seau d’eau. En matière de chevaux, le prix ne s’arrête jamais vraiment à l’achat.
Le montant à prévoir pour acquérir l’animal varie pourtant énormément selon la race de cheval. On peut adopter un mustang sauvage pour environ 25 dollars, mais il s’agit d’un cheval non débourré : impossible, en général, de monter dessus et de partir au galop sans passer par un long travail de dressage. Au final, ce « petit prix » s’ajoute presque toujours à un entraînement professionnel, souvent facturé plusieurs centaines de dollars par mois. Ces chevaux font de très jolies silhouettes dans un pré, mais ils demandent bien plus qu’un simple achat.
Dans les gammes supérieures, il est difficile de désigner une seule race comme la plus chère, car des chevaux relativement abordables existent même au sein de lignées réputées. Le prix dépend beaucoup de l’origine, de la morphologie, de la formation et du parcours de l’animal. Certains évoquent les chevaux arabes parmi les plus coûteux, mais sauf à rechercher un sujet de concours, leur prix moyen reste souvent plus raisonnable qu’on ne l’imagine.

En revanche, si l’on parle des chevaux les plus chers de façon constante, avec très peu d’exemplaires réellement bon marché, l’Akhal-Teke s’impose parmi les races de chevaux les plus onéreuses au monde, sinon la plus chère. Plusieurs raisons expliquent cette rareté. D’abord, il n’existerait qu’environ 8 000 individus dans le monde, ce qui en fait une race rare. Ensuite, les Akhal-Teke sont sélectionnés avec soin pour l’endurance et la performance, ce qui les destine aux cavaliers et aux compétiteurs les plus exigeants. Enfin, c’est aussi l’une des plus anciennes races connues.
Pour les passionnés d’équitation et de chevaux rares, le point de départ pour un Akhal-Teke est d’environ 100 000 dollars, soit déjà l’équivalent d’un apport conséquent pour un logement confortable en Californie. Entre prestige, histoire du cheval et excellence sportive, cette race fascine autant qu’elle impressionne.
