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Combien coûte le clonage d’un chat ?
Par Tom Meisfjord — 7 octobre 2019, 14h56

Les chats sont poilus, parfois câlins, et, un peu comme certains ex qui marquent durablement une vie, ils expriment souvent leur affection en déposant une proie morte sur le pas de la porte. Au fil de milliers d’années de sélection, l’être humain a façonné un animal de compagnie presque parfait pour celles et ceux qui aiment être aimablement ignorés. Et comme les portées comptent souvent plusieurs petits, les « grenades allergènes » ne manquent jamais bien longtemps.
Mais que faire si l’on ne veut pas n’importe quel chat ? Si l’on veut retrouver le même animal, génétiquement parlant ? Et si la science permettait de multiplier, voire de tripler, les neuf vies attribuées à votre chaton à la naissance ?
Avec l’aide des techniques modernes de clonage animal et une bonne dose de « pourquoi pas ? », il est possible de reproduire votre boule de poils en laboratoire. Au-delà des questions morales, l’obstacle le plus concret reste le prix : ViaGen, l’une des entreprises les plus connues dans le domaine du clonage de chat et d’autres animaux de compagnie, facture environ 35 000 $ pour la procédure.
Pourquoi le clonage de votre animal n’est probablement pas une bonne idée

Il vaut mieux ne pas voir cette somme comme le prix d’une voiture d’occasion récente — ou, plus justement, comme ce qu’il faudrait dépenser pour sauver 250 chats de refuge, en soulageant un système de protection animale déjà largement saturé. Mieux vaut la considérer comme une avance sur tous les dépôts de garantie que vous ne récupérerez jamais, puisque ce chat-là est censé vivre pour toujours.
Pour être clair, les animaux de compagnie sont précieux, et lorsqu’ils approchent de la fin de leur vie, toute promesse de gagner un peu de temps avec eux attire naturellement l’attention. Mais il faut le rappeler : cloner un animal ne signifie pas obtenir exactement le même compagnon une seconde fois. Selon la vétérinaire Dr Katy Nelson, une copie génétique n’aura pas nécessairement le même caractère, ni même l’apparence exacte de l’animal d’origine, tout en soulevant aussi des questions éthiques sur le sort des mères porteuses utilisées pour mener à terme les spécimens clonés.
Avant de dilapider un héritage pour obtenir un « Mr Wubblykins 2.0 », mieux vaut donc envisager une solution plus simple, plus raisonnable et bien moins coûteuse : l’adoption.
