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Voici les significations possibles des personnages du Magicien d’Oz, un récit qui a traversé les décennies en continuant d’alimenter les interprétations, les débats et la fascination des amateurs de culture populaire.
L. Frank Baum a écrit 14 livres Wizard of Oz, mais son plus grand succès reste The Wonderful Wizard of Oz, publié en 1900, que MGM a ensuite porté à l’écran dans un film devenu culte. Dans ces deux versions, Dorothy Gale et son chien Toto se retrouvent emportés par une tornade dans un monde fantastique, entourés de personnages devenus iconiques : l’Épouvantail, le Lion peureux, l’Homme de fer-blanc, Glinda la bonne sorcière et le magicien trompeur d’Oz. Pourtant, le livre diffère du film sur plusieurs points essentiels : on y croise notamment une araignée géante dévoreuse de lions et de minuscules êtres en porcelaine. Les souliers de Dorothy ne sont pas rubis, et son voyage n’est pas un rêve, malgré plusieurs passages dignes d’un cauchemar.
Depuis longtemps, chercheurs et passionnés se demandent ce que cache réellement cette traversée de la route de briques jaunes. Pour mieux comprendre les multiples lectures du Magicien d’Oz, il faut distinguer le livre et le film, puis examiner les interprétations les plus crédibles. Avec ou sans la voix de Judy Garland, ce conte étrange de Baum garde un pouvoir d’émerveillement rare, comme une échappée au-delà des apparences.
On ne juge pas le livre à son introduction

Si l’on prend l’introduction de The Wonderful Wizard of Oz au pied de la lettre, chercher un symbolisme revient à poursuivre une illusion comme Dorothy partant à la rencontre d’Oz : un voyage inutile pour trouver ce que l’on possède déjà. De la même façon qu’Oz n’est pas un véritable magicien et que Dorothy détient depuis le début le moyen de rentrer chez elle, l’introduction laisse entendre qu’il ne faut pas chercher de sens caché, puisque l’histoire aurait été écrite « uniquement pour le plaisir des enfants d’aujourd’hui ». Le petit-fils de Baum, Roger, défendait lui aussi cette lecture.
Mais replacée dans son contexte, l’introduction dit peut-être l’inverse, exactement comme le magicien lui-même. Baum affirme notamment vouloir éliminer les vieux ingrédients des contes, comme les génies, les nains et les « horribles événements sanglants ». Or les Munchkins ressemblent bien à des nains, les singes volants fonctionnent presque comme des génies, et plusieurs scènes sont franchement macabres. On y trouve des décapitations, et l’Homme de fer-blanc est à l’origine un homme peu à peu découpé en morceaux par une hache enchantée. Ainsi, quand Baum affirme qu’il n’y a pas de morale, il est probable que l’histoire en cache justement une.
La vie de Baum dans son œuvre

Plusieurs personnages et thèmes du Magicien d’Oz semblent sortir directement de la vie de Frank Baum. Selon l’auteur Evan Schwartz, Dorothy a été nommée d’après sa nièce Dorothy Gage, morte à l’âge de cinq mois. Baum voulait ainsi « honorer » le potentiel que l’enfant n’avait pas pu réaliser, ce qui éclaire le destin de Dorothy Gale, qui ignore tout au long du récit la force qu’elle possède déjà. Glinda la bonne sorcière fait quant à elle penser à Matilda Gage, la belle-mère de Baum, grande féministe qui dénonçait l’usage historique de la figure des sorcières pour diaboliser les femmes.
Le personnage le plus autobiographique serait peut-être l’Homme de fer-blanc. Le Chicago Tribune rappelle que Baum souffrait du cœur, ce qui résonne avec l’absence de cœur du personnage. L’auteur aurait aussi eu une crise cardiaque avant d’épouser Maud Gage, tandis que l’Homme de fer-blanc — autrefois humain — perd son cœur lors d’une attaque à la hache magique qui l’empêche d’épouser une Munchkin. Même l’intrigue de Dorothy, coincée dans un pays étranger avec une route de briques jaunes, pourrait venir d’un souvenir personnel : enfant, Baum a fréquenté une école militaire loin de chez lui, a voyagé en bateau à vapeur, puis a emprunté une véritable « route de briques jaunes », West Street, qui menait du quai à Water Street. Il en gardait un souvenir très pénible et voulait rentrer chez lui.
Le Magicien d’Oz comme allégorie populiste

Avant 1964, The Wizard of Oz était généralement perçu comme un simple conte divertissant, selon le National Museum of American History. Tout a changé grâce à un essai de l’historien et professeur Henry Littlefield, qui a proposé d’y lire une allégorie du mouvement populiste américain des années 1890. Pour être précis, cette idée a été formulée par Littlefield comme outil pédagogique : il n’existe aucune preuve que Baum ait adhéré à ce courant politique. Pourtant, cette interprétation continue de convaincre de nombreux lecteurs.
Pour comprendre cette lecture politique du Magicien d’Oz, il faut rappeler le contexte des années 1890. Littlefield explique que le populisme est porté par des agriculteurs ruinés par la dépression économique de 1893 et par une sécheresse ravageuse. Pour relancer l’économie, ils défendent la frappe libre de monnaie d’argent, en complément de l’étalon-or. Baum, à l’époque, vivait dans une ville des plaines du Dakota du Sud, où il éditait un journal et observait probablement ces tensions de près.
La signification populiste des personnages du Magicien d’Oz

Dans la lecture populiste de Henry Littlefield, Dorothy est « Miss Everyman », symbole des difficultés et des espoirs des fermiers frappés par la sécheresse. Elle vit dans une ferme du Kansas aride et sans joie. Ses souliers magiques sont en argent, et non rubis, ce qui renvoie à la monnaie d’argent souhaitée par les populistes, tandis que la route de briques jaunes évoque l’étalon-or. L’Épouvantail représente une caricature des stéréotypes visant les fermiers du Kansas : en 1896, l’article « What’s the Matter With Kansas? » les décrivait comme des fanatiques fous et des idiots incohérents. Pourtant, l’Épouvantail croit être stupide alors qu’il se montre extrêmement astucieux.
L’Homme de fer-blanc symbolise les travailleurs déshumanisés de l’Est industriel américain, durement frappés par la panique de 1893, quand les aciéries, les chemins de fer et les banques faisaient faillite. Dans cette logique, la Sorcière de l’Est incarne les forces nuisibles qui ont broyé ces travailleurs. Fidèle à l’idée populiste d’associer or et argent, l’Homme de fer-blanc sauve ensuite l’Épouvantail de la destruction grâce à une hache au manche doré, dont la lame « brillait comme de l’argent poli ».
Le Lion peureux représente William Jennings Bryan, politicien démocrate jugé inefficace, qui défendait l’argent mais n’impressionnait guère les populistes. Le lion, qui attaque d’abord l’Homme de fer-blanc à leur rencontre, ne parvient pas à peser réellement sur la situation. Oz, magicien frauduleux, symbolise les tromperies des présidents américains, tandis que la Sorcière de l’Ouest, dont la faiblesse est l’eau, incarne les forces destructrices de la nature, comme la sécheresse.
Le Magicien d’Oz comme odyssée théosophique

La belle-mère de Frank Baum, Matilda Gage, affirmait que « la mort n’est qu’un voyage, comme aller dans un autre pays », avant de revenir sous une autre forme. Elle croyait profondément à la théosophie, tout comme Baum et son épouse Maud. Cette doctrine, décrite comme un mélange de bouddhisme et d’hindouisme, propose un chemin vers l’éveil spirituel fondé notamment sur le karma et la réincarnation.
Dans son travail de journaliste, Baum a couvert des théosophes célèbres, notamment Thomas Edison, surnommé le « Wizard of Menlo Park ». Il a aussi rendu un hommage amusé à l’une des pionnières du mouvement, Helena Petrovna Blavatsky, qui dénonçait la religion organisée et toutes sortes de faux occultismes. À sa mort, Baum publia le titre suivant : « Une vacance astrale : Mme Blavatsky n’est pas morte, elle se repose seulement. »
Lorsque sa belle-mère mourut, Baum fut soudain inspiré pour écrire The Wizard of Oz. Quelques années plus tôt, elle l’avait encouragé à écrire une histoire fondée sur « une série d’aventures » ou peut-être sur « un cyclone ». Au moment où elle avait entrepris son propre voyage posthume, il se mit à écrire précisément sur des aventures dans un pays étranger provoquées par un cyclone. Baum parlait-il de théosophie ? Les indices méritent d’être examinés.
La théosophie à travers les personnages du Magicien d’Oz

La belle-mère théosophe de Baum, Matilda Gage, occupe ici une place prépondérante. Selon Evan Schwartz, elle aurait servi de modèle à Glinda, tandis que les sorcières maléfiques reflètent ses idées sur la manière dont la société diabolisait la sorcellerie. La tornade qui transporte Dorothy au pays d’Oz aurait elle aussi été inspirée par Matilda et symboliserait la réincarnation. Le fait que Dorothy porte le prénom de la nièce décédée de Baum renforce encore cette impression de continuité entre les vies.
Schwartz explique que le pays d’Oz incarne le plan astral, un espace où l’on peut vivre une expérience hors du corps et vaincre ses peurs comme ses obstacles. L’Homme de fer-blanc, l’Épouvantail et le Lion peureux cherchent tous à dépasser leurs propres insuffisances. Les souliers d’argent de Dorothy représenteraient le « fil d’argent » reliant le corps physique à la forme astrale. Pendant ce temps, la route de briques jaunes figure le chemin doré vers l’illumination.
Mais cette route conduit aussi à la désillusion face à Oz, ce qui rejoint le rejet de la religion organisée dans la théosophie. Oz est d’abord perçu comme un être quasi divin qui punit les menteurs et règne derrière une porte étincelante dans la Cité d’Émeraude. Avant d’entrer, Dorothy et ses compagnons doivent porter des lunettes pour ne pas être aveuglés par « l’éclat et la gloire ». En réalité, ils voient à travers des verres teintés d’émeraude, ce qui les empêche de comprendre que la Cité d’Émeraude est un lieu tout à fait ordinaire. L’image fait presque penser à l’épisode biblique de la route de Damas, mais en version inversée.
Le Magicien d’Oz comme conte féministe

Selon le spécialiste de littérature américaine Michael Patrick Hearn, beaucoup considèrent The Wizard of Oz comme « le premier véritable livre pour enfants féministe américain », en grande partie grâce à l’énergie et à la ténacité de Dorothy. Contrairement aux demoiselles en détresse des récits traditionnels, elle n’attend pas passivement qu’un prince charmant la sauve. Quant au héros masculin attendu, Oz, il est loin d’avoir le charme ou la puissance qu’on pourrait lui prêter. Mais Frank Baum, dont le conte inhabituel fut publié vingt ans avant que les femmes n’obtiennent le droit de vote, avait-il voulu écrire une histoire féministe ?
Tout porte à croire que oui. Baum était un féministe revendiqué et le gendre de Matilda Joslyn Gage, qui « se tenait aux côtés de Susan B. Anthony et d’Elizabeth Cady Stanton comme cofondatrice de la National Woman Suffrage Association ». Soutien actif de cette cause, il publiait aussi des textes favorables au suffrage féminin dans son journal du Dakota du Sud. L’historienne Katherine Rogers souligne que le soutien au droit de vote des femmes était sans doute la conviction la plus passionnée de ses éditoriaux.
Baum suivait également sa belle-mère dans son intérêt pour les sorcières. Gage pensait que la répression religieuse de la sorcellerie aux États-Unis servait à persécuter les femmes et affirmait qu’« un sorcier pour dix mille sorcières » avait fini par s’imposer dans l’imaginaire collectif. Elle considérait les sorcières comme des « femmes sages », et Baum a probablement repris cette idée des bonnes sorcières dans Le Magicien d’Oz.
La féminité des personnages du Magicien d’Oz

Le personnage de Dorothy semble conçu pour mettre en scène, puis renverser, l’idée selon laquelle les femmes seraient fragiles et dépendantes. Lorsqu’elle rencontre Oz, elle se présente elle-même comme « Dorothy, la Petite et la Douce », et dit être faible tandis qu’il est fort. En réalité, c’est l’inverse qui se joue depuis le début. Oz, qui est littéralement impuissant, s’appuie sur Dorothy pour vaincre la Sorcière de l’Ouest parce qu’il redoute les sorcières.
Le livre de Baum contient aussi des figures féminines fortes absentes du film. La reine des souris sauve Dorothy et ses compagnons à plusieurs reprises. Un baiser de la Bonne Sorcière du Nord protège Dorothy du danger. Et une minuscule princesse en porcelaine refuse de vivre dans un monde où elle « ne peut que rester droite et être jolie ».
Le traitement du mariage et des tâches domestiques retient également l’attention. Baum dédia The Wizard of Oz à sa « compagne et épouse », Maud, dont la mère, Matilda Gage, était une célèbre suffragiste. Avant le « oui » de Maud, Matilda s’y opposait, car sa fille voulait quitter ses études pour devenir femme au foyer. Fait intéressant, la Sorcière de l’Est empêche aussi l’Homme de fer-blanc, sous sa forme humaine, d’épouser une Munchkin, condamnée à servir dans la maison d’une vieille femme. De la même manière, la Sorcière de l’Ouest réduit Dorothy en esclavage et lui impose les travaux ménagers.
On peut juger le livre à son contexte

Quelle que soit l’angle choisi, The Wonderful Wizard of Oz peut se lire en partie comme une critique mordante de la foi aveugle. Cette interprétation prend tout son sens dans une perspective théosophique, surtout si l’on considère le statut quasi divin d’Oz au départ. Dorothy devient à la fois une figure théosophique et une héroïne féministe. Fidèle à la théosophie, elle se lance dans une quête avec des personnages qui doivent vaincre leurs peurs et leurs insécurités. Le Lion peureux, en particulier, a peur… d’avoir peur. Dorothy, elle aussi, se croit faible alors qu’elle est la véritable force du groupe, tandis qu’Oz, sauveur masculin présumé, se révèle être un imposteur.
Les affirmations précises de Henry Littlefield sur le populisme économique sont sans doute forcées, mais certaines de ses idées générales paraissent convaincantes. L’intelligence involontaire de l’Épouvantail subvertit clairement les stéréotypes négatifs sur les fermiers. L’idée que la Sorcière de l’Ouest représente en partie une sécheresse semble également juste. L’eau la détruit, la réduisant en une masse brune et informe, image qui évoque la terre elle-même.
L’Homme de fer-blanc représente aussi Frank Baum lui-même. Ses problèmes de cœur entravent son mariage, en écho à la crise cardiaque que Baum a connue avant ses noces. Dans le récit, Oz dit même à l’Homme de fer-blanc que les cœurs « rendent la plupart des gens malheureux », comme si le cœur défectueux de Baum avait trouvé dans le personnage son double littéraire.
Le Magicien d’Oz comme film surréaliste et super-héros de MGM

Malgré son apparence intemporelle, l’adaptation cinématographique classique de MGM est profondément marquée par les années 1930. Sorti en 1939, le film porte les traces du surréalisme, un mouvement inspiré par les théories de Sigmund Freud sur les rêves et l’inconscient. Il s’éloigne nettement du livre de Baum en transformant l’épreuve de Dorothy en rêve fiévreux et agité plutôt qu’en aventure réellement vécue.
Le rapprochement avec les super-héros est également parlant. Superman et Batman, deux justiciers aux identités secrètes, gagnent en popularité dans les années 1930, ce qui se reflète dans Le Magicien d’Oz par l’ajout de doubles identités implicites. Dans le film, la désagréable Miss Gulch, absente du livre, se transforme pratiquement en Sorcière de l’Ouest, tandis que le douteux professeur Marvel devient le faux magicien Oz. De la même manière, les ouvriers de ferme Hunk, Hickory et Zeke se métamorphosent en Épouvantail, Homme de fer-blanc et Lion peureux.
Cette lecture super-héroïque rejoint aussi les thèmes de la Grande Dépression. Comme Dorothy, Superman est un orphelin élevé par des fermiers du Kansas, et dans ses premières versions il part vers « la grande ville » pour combattre les profiteurs et les propriétaires de mines corrompus de l’époque. Dorothy, elle, gagne la Cité d’Émeraude avec ses compagnons, terrasse malgré elle les sorcières oppressives et expose un dirigeant corrompu à Oz.
Le Magicien d’Oz comme anti-conte autoritaire de MGM

La date de sortie du Magicien d’Oz de MGM, le 25 août 1939, est remarquable pour deux raisons majeures. En 1938, un autre film musical centré sur une orpheline contrainte de quitter sa maison et d’affronter une méchante sorcière — Snow White and the Seven Dwarfs — dominait le box-office. Et une semaine après la sortie du Magicien d’Oz, un autre tyran, Adolf Hitler, envahissait la Pologne, précipitant le monde dans la guerre. Dans ce contexte, Dorothy et ses compagnons apparaissent face à Blanche-Neige et aux despotes comme les adversaires d’un monde où l’autorité abuse de son pouvoir.
Décrit comme un « anti-conte de fées », ce film insiste sur les plaintes du Lion, de l’Épouvantail et de l’Homme de fer-blanc, sans oublier le cliquetis maladroit du métal de ce dernier. Les victoires de Dorothy sur les sorcières maléfiques tiennent presque du hasard, et pourtant elle est célébrée comme une grande héroïne. Dans l’Europe des dictateurs fascistes, cela suggère que les foules suivent volontiers toute figure d’autorité qui sait faire impression, même sans légitimité réelle. Ironie supplémentaire : Dorothy et ses compagnons se montrent eux-mêmes crédules en obéissant à Oz pour vaincre la Sorcière de l’Ouest, avant de comprendre qu’ils ont fait confiance à un escroc.
Plus réel que le film : ce que signifient probablement le film et les personnages

E.Y. « Yip » Harburg, parolier et dernier monteur du Wizard of Oz de MGM, n’avait pas le contrôle total du film. Mais selon le Montreal Review, son influence fut considérable : choix des acteurs, modifications du scénario et même réécriture de la fin en fonction de la lecture qu’il faisait du message du film. En réfléchissant au résultat, il a clairement expliqué qu’il souhaitait mettre en avant la quête des personnages pour « une nécessité humaine fondamentale » et l’idée que la vie se compose « des images des choses plutôt que des choses elles-mêmes ».
Cette insistance sur l’illusion s’accorde parfaitement avec l’idée d’une adaptation surréaliste plongeant dans l’inconscient. Dans le rêve de Dorothy, les figures de sa vie éveillée sont transformées en versions déformées d’elles-mêmes. Rien n’est tout à fait ce qu’il paraît être : Dorothy n’est pas l’héroïne que les autres imaginent, le Lion peureux est brave, l’Épouvantail censé être sans cerveau est intelligent, et l’Homme de fer-blanc, supposé sans cœur, est profondément attentionné. Comme dans le livre, ils cherchent ce qu’ils possèdent déjà et reçoivent d’Oz de faux symboles d’intelligence, de courage et de bonté, alors qu’il est manifestement un charlatan. Cette lecture anti-autoritaire reste cohérente avec le texte d’origine, qui contestait déjà l’obéissance aveugle et cherchait à détourner les codes traditionnels du conte de fées.
