Lille : un baby-sitter mis en examen pour viols sur 18 enfants

Lille : un baby-sitter mis en examen pour viols sur 18 enfants

Un garde d'enfants officiant à Lille a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur 18 mineurs. Déjà condamné par le passé, il avait été recruté via une plateforme spécialisée.

France

Un homme soupçonné de viols et d’agressions sexuelles sur de très jeunes enfants a été mis en examen par le parquet de Lille ce mercredi. Malgré une interdiction formelle de travailler avec des mineurs suite à une condamnation passée pour des violences sexuelles, le suspect avait réussi à se faire recruter par des dizaines de familles via une plateforme spécialisée dans la garde d’enfants.

Des dizaines de familles concernées dans la métropole lilloise

L’enquête menée par les autorités a permis d’identifier 58 enfants gardés par cet individu entre mars 2023 et décembre 2025. Ces interventions se sont déroulées au sein de 44 familles domiciliées à Lille et dans les communes de son agglomération. Selon le procureur de la République, Samuel Finielz, le suspect exerçait ses fonctions de baby-sitter en toute illégalité au regard de son passé judiciaire.

Des victimes âgées de quelques mois à 5 ans

Parmi les enfants pris en charge, dont l’âge variait entre 2 mois et 5 ans au moment des faits, 18 sont considérés comme des victimes potentielles. Les charges retenues contre l’individu sont particulièrement graves : il est mis en examen pour viols sur trois mineurs de moins de 15 ans et pour agressions sexuelles sur quinze autres enfants. L’analyse de son matériel informatique a également révélé la détention d’images montrant des atteintes sexuelles sur un animal domestique.

Un passé judiciaire qui refait surface

La procédure lilloise a été élargie à des faits plus anciens remontant à l’été 2014, commis dans un centre aéré de Poitiers. Actuellement placé en détention provisoire, le mis en examen a principalement fait usage de son droit au silence devant les enquêteurs. En état de récidive, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Les investigations se poursuivent afin de déterminer si l’homme a utilisé d’autres plateformes de mise en relation et si d’autres familles ont pu être victimes de ses agissements par le passé. À la suite de cette affaire, le procureur a rappelé que les parents employeurs disposent du droit d’exiger le bulletin n°3 du casier judiciaire, un document qui mentionne les condamnations pour crimes et délits les plus graves.

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