Il s’est donné la mort avant que la justice ne puisse le juger. Le 28 juin, le père accusé d’avoir tué sa fille de 13 ans près d’Angers (Maine-et-Loire) s’est suicidé dans sa cellule de prison à Nantes (Loire-Atlantique). Le 7 mai, cet homme de 42 ans, séparé de la mère, avait assassiné sa fille Emma à Mûrs-Erigné. La mère de la victime, « en colère » après ce décès, déplore de ne pas pouvoir obtenir justice. « J’aurais voulu qu’il soit jugé », a-t-elle déclaré.
Placé en détention provisoire et mis en examen pour meurtre, le père avait reconnu les faits. Ce jour-là, il avait tué sa fille dans leur appartement. La jeune adolescente avait été retrouvée morte par asphyxie. Quant au père, il avait laissé un message sur les réseaux sociaux où il déclarait avoir « commis un infanticide » et annoncé son intention de se suicider. Les secours l’avaient rapidement retrouvé inanimé, après avoir ingéré une grande quantité de médicaments, mais il n’était pas décédé immédiatement.
Place en détention, il a finalement été retrouvé mort dans sa cellule le 28 juin. « Il aurait dû être particulièrement surveillé », a affirmé son avocat après l’annonce. La mère d’Emma a témoigné sa souffrance et son ressentiment : « J’aurais voulu qu’il soit puni, qu’il prenne conscience du mal qu’il a fait autour de lui. À moi, à son petit frère… Ils s’aimaient tellement. À mon compagnon, à ma famille, à ses amis. Il n’y aura pas de justice. »
« Ce drame aurait pu être évité »
La mère reproche également à l’ex-compagne de son mari, qui avait quitté l’homme quelques mois auparavant. Cette dernière était informée des tendances suicidaires de son ex-conjoint, mais n’a selon elle pas réagi. « Elle savait et n’a pas agi. Ce drame aurait pu être évité, je suis très en colère », a-t-elle expliqué.
Le suicide du seul mis en cause met fin à toute procédure judiciaire et prive la famille d’Emma d’un procès, mais aussi de réponses aux nombreuses questions restées en suspens.
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