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Dans cette partie consacrée à la malédiction Kennedy, on comprend vite pourquoi l’histoire de cette famille fascine autant les amateurs d’histoire américaine. Entre ambitions politiques, destins brisés et disparitions soudaines, les Kennedy semblent n’avoir cessé de traverser les drames qui ont nourri leur légende.
La mort de Joseph Kennedy Jr. lors d’une mission secrète
Avant que John F. Kennedy ne devienne la figure centrale de la famille, c’est son frère aîné Joseph P. Kennedy Jr. qui incarnait les espoirs politiques du clan. Athlète brillant, étudiant prometteur et intéressé par la politique, il semblait promis à une grande carrière. Mais en 1944, sa trajectoire s’acheva brutalement lors de la mission Aphrodite, un programme secret pendant lequel son avion-drone chargé d’explosifs fut victime d’une double explosion meurtrière.
La vie courte et rebelle de Kathleen Kennedy
Connue sous le surnom de « Kick », Kathleen Kennedy mena une existence aussi brillante qu’agitée. Entre engagements caritatifs, travail journalistique à Washington et vie mondaine, elle suivit les codes imposés à une Kennedy, tout en s’en affranchissant souvent. Son mariage avec William Cavendish, noble britannique protestant, fut déjà source de tensions familiales, puis son veuvage, suivi d’une nouvelle relation scandaleuse, la conduisit finalement à une fin tragique dans un crash d’avion en 1948.
Patrick Kennedy meurt en bas âge, peu avant l’assassinat de JFK
Hulton Archive/Getty Images
Le 9 août 1963, John et Jackie Kennedy furent frappés par un deuil immense avec la mort de leur troisième enfant, Patrick Bouvier Kennedy. Né avec plus de cinq semaines d’avance, de très faible poids et atteint d’une grave maladie pulmonaire, le nourrisson ne vécut que 39 heures. Malgré les soins de pointe et la mobilisation du pays entier, rien ne put être fait. Cette tragédie resserra pourtant, au moins en partie, les liens entre les époux Kennedy, quelques mois seulement avant le drame de Dallas.
L’assassinat de John F. Kennedy
National Archives/Getty Images
Impossible d’évoquer la malédiction Kennedy sans revenir à l’assassinat de John F. Kennedy, 35e président des États-Unis. Le 22 novembre 1963, il fut mortellement touché par balle alors qu’il circulait à découvert à Dallas, aux côtés de la Première dame. L’affaire, marquée par les zones d’ombre, la mort rapide de Lee Harvey Oswald et une multitude d’hypothèses, a nourri durablement les conspirations et les spéculations autour de cet épisode majeur de l’histoire du XXe siècle.
Robert Kennedy, deuxième grande victime d’un assassinat dans la famille
Harry Benson/Getty Images
Après John, Robert Francis Kennedy semblait destiné à poursuivre l’ascension politique familiale. Avocat, stratège électoral de son frère, puis procureur général et ensuite sénateur, il fit de la défense des droits civiques un combat central. Mais le 5 juin 1968, après sa victoire à la primaire démocrate de Californie, il fut assassiné à Los Angeles. Sa mort renforça l’idée d’un funeste enchaînement qui pesait sur la dynastie Kennedy.
La naissance de la « malédiction Kennedy »
Keystone/Getty Images
L’expression même de malédiction Kennedy ne sort pas de nulle part. Selon les récits familiaux, c’est Ted Kennedy qui aurait popularisé l’idée en 1969, un an après l’assassinat de Robert F. Kennedy. Ce terme reflétait à la fois l’accumulation de morts tragiques et le sentiment qu’un mauvais sort planait sur la famille. Ted Kennedy lui-même ne fut pas épargné par le malheur, notamment avec l’affaire de Chappaquiddick, qui ruina ses ambitions présidentielles.
David Kennedy et l’overdose fatale
La trajectoire de David Kennedy fut marquée très tôt par le traumatisme. Il assista enfant à la tentative de noyade qui faillit lui coûter la vie, puis au meurtre télévisé de son père Robert F. Kennedy. Plus tard, il sombra dans les excès, la délinquance routière et la dépendance aux drogues. En 1984, il fut retrouvé mort d’une overdose dans un hôtel de Palm Beach, à seulement 28 ans, illustrant une fois de plus la dimension tragique de l’histoire familiale.
L’accident de ski mortel de Michael Kennedy
Michael Kennedy, lui aussi entouré de scandales, tenta de se redéfinir après des années de comportements controversés. Pourtant, lors d’une sortie familiale à Aspen en 1997, un accident de ski lui fut fatal. Tandis qu’il participait à un jeu dangereux sur les pentes enneigées, il perdit le contrôle et heurta un arbre de plein fouet. Cette mort brutale ajouta un nouvel épisode à la longue chronique des tragédies Kennedy.
John F. Kennedy Jr. et sa famille meurent dans un accident d’avion
Manny Ceneta/Getty Images
Comme son père, John F. Kennedy Jr. possédait un charisme naturel, mais son destin fut lui aussi interrompu trop tôt. Le 16 juillet 1999, l’appareil qu’il pilotait s’écrasa au large de Martha’s Vineyard, emportant avec lui son épouse Carolyn Bessette Kennedy et sa belle-sœur Lauren Bessette. L’enquête rappela qu’il manquait d’expérience de vol, qu’il évoluait dans de mauvaises conditions météo et qu’il n’avait ni plan de vol ni instructeur à bord. Le drame frappa encore une fois au cœur de la légende Kennedy.
Le dernier entraînement de Kara Kennedy
Pool/Getty Images
En 2011, Kara Kennedy, fille aînée de Ted Kennedy, mourut soudainement d’une crise cardiaque à 51 ans, juste après une séance de sport à Washington. Discrète par rapport à d’autres membres de la famille, elle avait surtout mené sa carrière dans l’ombre, comme productrice et cinéaste. Son passé médical était lourd, puisqu’elle avait combattu un cancer du poumon, traité agressivement par chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, ce qui a pu fragiliser son cœur.
La mort tragique de Mary Richardson Kennedy
Stephen Lovekin/Getty Images
Épouse de Robert F. Kennedy Jr., Mary Richardson Kennedy semblait mener une vie accomplie, entre design, engagements associatifs et famille nombreuse. Pourtant, derrière cette image se cachaient des tensions, une profonde souffrance psychologique et une période de chaos personnel. En 2012, elle mit fin à ses jours dans le garage de sa maison. Sa mort fit aussi remonter à la surface ses luttes contre la dépression et les pressions liées au nom Kennedy, rappelant combien cette famille payait cher son exposition publique.
Saoirse Kennedy Hill, nouvelle victime de la malédiction Kennedy
En 2019, Saoirse Kennedy Hill, petite-fille de Robert F. Kennedy, est morte à seulement 22 ans d’une overdose suspectée dans le domaine familial du Massachusetts. Étudiante à Boston College, elle apparaissait pleine de vie, mais elle avait aussi parlé publiquement de sa dépression et d’une précédente tentative de suicide afin de sensibiliser à la santé mentale. Son témoignage donna une profondeur supplémentaire au récit de la malédiction Kennedy, en montrant que les drames ne se limitent pas aux figures politiques les plus connues.
Maeve Kennedy Townsend McKean et son fils disparaissent dans la baie de Chesapeake
Michael Loccisano/Getty Images
Dernier épisode en date de cette longue lignée de malheurs : la disparition de Maeve Kennedy Townsend McKean et de son fils Gideon dans la baie de Chesapeake, en 2020. Venue se réfugier en famille dans la maison maternelle du Maryland pendant la pandémie, Maeve s’éloigna en canoë avec son fils pour récupérer une balle tombée à l’eau. Le canoë fut retrouvé vide, et malgré une vaste opération de recherche, les secours ne purent que confirmer le drame. Cette disparition est venue rappeler, avec une force presque symbolique, que l’histoire de la famille Kennedy reste indissociable de ses tragédies.
Ainsi se dessine, au fil des décennies, une histoire familiale où la politique, la gloire et le deuil se croisent sans cesse. La malédiction Kennedy demeure moins une explication surnaturelle qu’un mot pour dire l’accumulation de pertes qui ont marqué l’une des dynasties les plus célèbres de l’histoire américaine.





