Origine du surnom et contexte

Dans l’immédiat après-guerre, alors que la société cherchait à tourner la page des années de conflit, une découverte macabre à Los Angeles a brisé cette illusion d’insouciance. L’affaire, restée inscrite dans la mémoire collective, illustre à la fois la brutalité du crime et l’obsession médiatique qui l’a entouré.
Le corps d’Elizabeth Short fut retrouvé le 15 janvier 1947. Les circonstances de sa découverte et l’état du corps ont choqué l’opinion publique :
- Découverte le 15 janvier 1947 dans un quartier de Los Angeles ; la victime était nue et sans vie.
- Le corps avait été sectionné proprement au niveau de la taille, suggérant une mutilation commise ailleurs.
- Aucun sang n’a été retrouvé sur les lieux, renforçant l’hypothèse que la mise en scène avait eu lieu à un autre endroit.
Quelques éléments biographiques succincts ont aidé à dresser son portrait :
- Âgée de 22 ans au moment du décès.
- Cheveux teints en noir, yeux verts, environ 1,68 m pour 54 kg.
- Des documents d’époque mentionnent des dossiers administratifs la concernant et une arrestation antérieure pour consommation d’alcool mineure.
La presse de l’époque, avide de titres frappants, a rapidement affublé la victime d’un sobriquet : la « Dahlia Noire ». Plusieurs éléments ont alimenté ce surnom :
- Des témoignages faisant état d’une préférence pour des vêtements noirs et transparents.
- La sortie, l’année précédente, d’un film noir intitulé « The Blue Dahlia », qui a contribué à ancrer l’expression dans l’imaginaire collectif.
La couverture médiatique a suscité une vague de lettres, de déclarations et de prétendues confessions, dont la plupart ne tenaient pas. L’affaire a aussi inspiré la fiction : elle a notamment été exploitée par un roman majeur paru en 1977 et revisitée plus récemment dans une série en plusieurs épisodes explorant différentes hypothèses.
Plus de sept décennies plus tard, l’enquête reste officiellement non résolue. Malgré les nombreuses théories et travaux journalistiques, certaines autorités admettent que la vérité pourrait ne jamais émerger pleinement.
