Les mystères de la mort de Mozart : qu’est-ce qui l’a tué ?

par Olivier
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Les mystères de la mort de Mozart : qu'est-ce qui l'a tué ?
Autriche

Les théories sur la mort de Mozart

Mozart

Pour appréhender la Mort de Mozart, il faut d’abord saisir l’homme derrière le mythe. En 1775, le jeune Wolfgang Amadeus écrivait à sa cousine Marianne des lettres pleines d’humour cru — «Mon cul me brûle comme du feu !» — témoignant d’une facette espiègle et triviale rarement associée à l’image «spirituelle» que l’on aime lui prêter.

Cette propension aux plaisanteries scatologiques et aux jeux de mots grossiers a longtemps été édulcorée par des biographes. Pourtant, Mozart n’hésitait pas à insérer ce type d’humour dans ses canons ou dans ses correspondances privées. La révélation de cette dimension plus «terre-à-terre» a surtout éclaté au grand jour avec la pièce Amadeus, qui a contribué à brouiller la frontière entre réalité historique et fiction dramatique.

Ama-deuce

Mozart portrait

Les derniers mois de Mozart se concentrent autour du Requiem, œuvre inachevée composée en 1791. Commandée par un mystérieux «étranger gris», la partition alimenta rapidement des légendes : Mozart lui-même aurait pensé, à mesure que sa santé déclinait, qu’il écrivait ce Requiem pour lui-même.

Le 5 décembre 1791, fiévreux, Mozart perdit connaissance. Son dernier geste connu fut une tentative de chanter l’un des rythmes de tambour du Requiem. Aucun examen post-mortem n’a été pratiqué, et le diagnostic officiel donné par ses médecins fut une «fièvre militaire sévère».

Depuis lors, la Mort de Mozart a suscité une profusion d’hypothèses — certaines sérieuses, d’autres relevant plus du mythe. Parmi les pistes évoquées :

  • Une trichinose contractée via de la viande mal cuite.
  • Un empoisonnement attribué à Antonio Salieri, thèse popularisée par la fiction dramatique.
  • Une maladie rénale, suggérée par certains musicologues.
  • La tuberculose, la syphilis ou un empoisonnement au mercure avancés par divers commentateurs.
  • Une infection streptococcique retenue par des épidémiologistes comme hypothèse plausible.

Face à la multiplicité des explications, certains experts invitent à la prudence : la surenchère narrative n’efface pas le manque de preuves médicales concluantes. Comme l’a souligné un commentateur contemporain, «est-ce que cela a vraiment de l’importance ?» — puisque, quelle que soit la cause, l’œuvre laissée par Mozart continue de surpasser les controverses qui l’entourent.

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