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La tempête Nils traverse actuellement la France, imposant des conditions météorologiques d’une rare intensité sur les massifs alpins. Météo-France a placé le département de la Savoie en vigilance rouge pour les risques d’avalanches, un niveau d’alerte qualifié d’exceptionnel. Trois autres départements, les Hautes-Alpes, l’Isère et la Haute-Savoie, sont maintenus en vigilance orange.
Des chutes de neige abondantes et dangereuses
Les prévisions annoncent des cumuls de neige fraîche pouvant dépasser un mètre localement. L’agence météorologique prévient que des avalanches de grande ampleur sont à craindre, certaines pouvant atteindre les fonds de vallées et menacer les routes, voire les habitations situées à basse altitude (entre 1 400 et 1 700 mètres).
Face à ces éléments déchaînés, marqués par des rafales de vent et une visibilité quasi nulle, la station de La Plagne a pris la décision de fermer intégralement son domaine skiable. Les relevés sur place font état de plus d’1,60 mètre de neige à 2 000 mètres d’altitude, et jusqu’à 2 mètres au sommet des pistes.
La sécurité avant l’économie
En pleine période de vacances scolaires, cette fermeture est un coup dur, mais nécessaire. Pour Jean-Luc Boch, le maire de la commune, la priorité absolue reste la sécurité des usagers. Il rappelle que l’économie ne pèse pas lourd face à des risques aussi avérés. C’est seulement la seconde fois en douze ans de mandat qu’une telle mesure est appliquée, la précédente remontant à avril 2025.
D’autres destinations prisées comme Tignes, Chamonix ou Courchevel ont également fermé tout ou partie de leurs domaines. Au total, la préfecture de Savoie dénombre plus de quinze domaines skiables impactés par ces mesures de précaution.
Un contexte hivernal meurtrier
L’alerte rouge avalanche est un phénomène rarissime en France, n’ayant été déclenchée que deux autres fois en vingt-cinq ans. Cette situation critique survient alors que la saison est déjà marquée par un lourd bilan humain. Depuis le début de l’hiver, vingt-deux personnes ont perdu la vie dans des avalanches, un chiffre en hausse dû notamment à la mauvaise qualité de la sous-couche neigeuse cette année.
