La saleté des piscines publiques : un danger insoupçonné

par Olivier
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La saleté des piscines publiques : un danger insoupçonné
Canada

Savoir — Piscines publiques et risques sanitaires

Dans la continuité des enquêtes sur les comportements collectifs, il apparaît que les piscines publiques, loin d’être de simples lieux de détente, deviennent parfois des réceptacles d’impuretés humaines. Ce constat, aussi peu ragoûtant soit-il, repose sur des études et des observations concrètes qui méritent d’être connues.

Si l’on s’attendrait à ne trouver dans une piscine qu’un emballage de chocolat échappé à la façon de Caddyshack (référence culturelle), la réalité est moins comique et davantage sanitaire. Les chercheurs ont analysé la présence d’urine et d’autres contaminants, avec des résultats révélateurs.

Public pool

Faits saillants issus des recherches :

  • Environ 1 adulte sur 5 reconnaît s’être déjà soulagé dans une piscine.
  • Un nageur typique libère environ 70 millilitres d’urine à chaque “incident”.
  • Une étude ayant prélevé plus de 250 échantillons dans 31 piscines et bains à remous de deux villes canadiennes a détecté des traces d’urine dans tous les sites étudiés (source scientifique).
  • Estimations : une piscine de 110 000 gallons contiendrait en moyenne près de 8 gallons d’urine, et une piscine de 220 000 gallons environ 18,5 gallons.

Ces chiffres peuvent sembler abstraits, mais ils soulignent l’ampleur d’un comportement répandu et mal connu du grand public.

Pool sign

On pourrait croire que le chlore résout tout, et que l’odeur caractéristique des piscines est le gage d’une eau propre. Or ce parfum piquant n’indique pas la propreté : il provient le plus souvent des chloramines, des composés formés lorsque le chlore réagit avec l’urine, la sueur et les bactéries. Une odeur de chlore prononcée signifie généralement une eau déjà chargée de contaminants — une piscine parfaitement saine serait, en vérité, sans odeur perceptible.

Les risques sanitaires liés à une eau ainsi altérée ne sont pas négligeables. Des agents pathogènes peuvent survivre et provoquer :

  • vomissements,
  • douleurs abdominales,
  • diarrhées liquides (notamment liées à E. coli ou aux parasites cryptosporidium).

Caddyshack Baby Ruth in pool

Sur le plan épidémiologique, les données confirment ces préoccupations. Entre 2000 et 2014, 493 cas de maladies associés à des piscines publiques ont été documentés, et les parasites cryptosporidium seraient responsables d’environ 60 % des épisodes liés aux piscines aux États-Unis (source). Ces parasites se transmettent souvent via des matières fécales contaminées et peuvent infecter les baigneurs qui avalent de l’eau souillée — un risque réel dans les espaces collectifs.

Ces éléments, appuyés par des études et des bilans sanitaires, invitent à la vigilance : respect des règles d’hygiène individuelle, encouragement des bonnes pratiques en piscine et compréhension des limites du traitement chimique pour réduire la transmission d’agents pathogènes.

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