Les selfies les plus dangereux jamais pris sur les réseaux sociaux

par Olivier
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Les selfies les plus dangereux jamais pris sur les réseaux sociaux
Russie, Vanuatu, Espagne, Inde, Sri Lanka

Les selfies les plus dangereux jamais pris sur les réseaux sociaux

Les selfies font partie de ces tendances que beaucoup adorent critiquer, tout en continuant à les regarder. Après tout, qui aurait envie de passer son temps à photographier son propre visage ? Pourtant, lorsqu’une photo réussit à capter à la fois un décor spectaculaire, une mise en scène audacieuse et un instant parfaitement calculé, elle devient vite un contenu viral irrésistible sur les réseaux sociaux.

C’est aussi ce qui rend les selfies dangereux si spectaculaires… et si risqués. Une étude publiée en 2018 dans le Journal of Family Medicine and Primary Care a recensé 259 décès liés à des selfies : chutes, noyades, électrocutions, et même prises de vue réalisées au sommet de trains. Autrement dit, les selfies les plus dangereux sont souvent ceux que le grand public ne voit jamais. Mais certains casse-cou ont survécu pour partager leur photo et leur aventure, transformant ces images en véritables objets de fascination.

Voici donc quelques-uns des selfies dangereux les plus impressionnants jamais publiés sur les réseaux sociaux.

Selfie du Blue Lagoon

dangerous social media photo, bride and groom posing in front of bright blue lake

À en croire son fil Instagram, Marina Zheleznova a profité d’une tendance russe de l’été 2019 pour faire ses photos de mariage près d’un magnifique lac de Sibérie. Sur le papier, l’idée semble innocente : un couple heureux, un paysage superbe, et une image digne des plus beaux souvenirs de mariage. Mais le décor est bien plus trompeur qu’il n’y paraît.

Selon le Star Tribune, cette eau d’un bleu éclatant ne doit rien à une pureté naturelle ni à une ambiance tropicale. La couleur provient du rejet de produits chimiques toxiques, et les autorités sibériennes ont déclaré l’endroit dangereux. Le simple contact avec l’eau peut provoquer des brûlures chimiques ou des irritations cutanées.

La CNN a rapporté qu’en juin 2019, la Siberian Generating Company a fini par reconnaître la toxicité du site et a officiellement déconseillé aux visiteurs de toucher l’eau, et a fortiori d’y nager. L’entreprise n’appelait même pas ce lieu un lac, mais « l’ash dump », autrement dit une décharge de cendres.

Pour autant, cela n’a pas empêché les visiteurs de continuer à s’y baigner, à faire du canoë ou à poser pour des photos Instagram. Le surnom de « Maldives sibériennes » reste manifestement plus fort que la prudence.

Un selfie de volcan pour ceux qui aiment quand ça chauffe

dangerous social media photo, man in heatproof suit standing in front of an active lava pool

Ce selfie-là impressionne immédiatement, car il a été pris par un véritable professionnel : l’explorateur de National Geographic George Kourounis. En 2014, il a publié sur Twitter une photo spectaculaire prise au-dessus du volcan Ambrym, dans la République du Vanuatu, même s’il l’a expliqué en ligne comme le volcan Marum.

Installé à environ 1 200 pieds à l’intérieur du cratère, Kourounis surplombait un lac de lave qui, heureusement, ne menaçait pas d’entrer en éruption. Il avait déjà décrit le lieu comme une « fenêtre sur l’Enfer », mais cela ne l’a pas empêché de dégainer l’appareil photo. Son costume argenté le protégeait de la chaleur, jusqu’au moment où il a dû s’arrêter avant que son appareil ne fonde.

Il a même pris un deuxième selfie volcanique, cette fois avec un masque de tête de cheval. Et comme si cela ne suffisait pas, sa combinaison a survécu au voyage dans les entrailles incandescentes de la Terre avant d’être détruite plus tard par une pluie acide sur l’île. Kourounis n’a cependant subi aucune blessure et a poursuivi sa carrière, notamment à la télévision.

Le selfie qui a révélé une frayeur de peu

dangerous social media photo, Woman in red blazer smiling for a photo unaware of a baseball whizzing past her head

Si vous avez déjà assisté à un match de baseball, cette histoire pourrait vous faire regarder les gradins autrement. La journaliste sportive Kelly Nash a frôlé de très près une balle à Fenway Park et a publié la preuve sur Instagram. D’après Bleacher Report, elle réalisait ce selfie pendant un reportage au stade des Red Sox, à Boston.

Ce n’était même pas pour le travail : originaire du Massachusetts, elle voulait simplement envoyer une photo à sa famille. Son producteur lui avait pourtant adressé quelques avertissements pendant le segment, mais elle a pensé qu’un rapide cliché, dos tourné au célèbre mur du « Green Monster », ne posait aucun problème. Techniquement, elle n’avait pas tort.

Le plus troublant, c’est qu’elle n’avait pas conscience du danger au moment où elle a pris la photo. Elle n’a découvert ce qui s’était passé qu’en revoyant ses clichés. En publiant l’image, elle l’a légendée : « Le selfie le plus dangereux jamais pris. Voilà ce qui s’est passé. » Nash a également raconté avoir retrouvé la balle la plus susceptible d’être celle passée près d’elle, et l’avoir conservée.

Surplomber le monde

dangerous social media photo, view of a man hoisting a camera above his head while standing on a tall stone statue overlooking a city and forest

L’entrepreneur du voyage Lee Thompson a fait de son selfie au Christ Rédempteur un véritable événement. Il a raconté sur son site le processus qui l’a conduit à prendre ce qu’il a décrit comme le premier « selfie avec Jésus », une occasion qu’il ne pouvait pas laisser passer.

Il pensait avoir une chance au moment où la statue de 30 mètres faisait l’objet de réparations après un impact de foudre, en janvier 2014. Lorsqu’il s’est retrouvé à Rio de Janeiro en juin de la même année, il a demandé l’autorisation d’effectuer la photo auprès de l’office brésilien du tourisme. Thompson se trouvait déjà sur place pour documenter les préparatifs de la Coupe du monde, et cette aventure n’était qu’un bonus.

Pour les détails les plus concrets, il a dû gravir douze volées d’escaliers branlants avant d’atteindre la fenêtre située près de la couronne de la statue. Selon ses propres mots, les marches semblaient se rétrécir à mesure qu’il montait. Il tremblait presque de peur, mais la photo finale en valait la peine.

Être en danger de mort, c’est le moment parfait pour un selfie

dangerous social media photo, man in a red sweater holding a mobile phone above his head while running through a crowd of people away from a charging bull

Il y a les selfies dangereux qui impressionnent et vous valent un peu de gloire en ligne. Et puis il y a ceux qui vous font traiter d’idiot à l’échelle d’un pays entier. Ce cliché pris pendant la fête de San Fermín, à Pampelune, ne laisse guère de doute : l’homme, en pull rouge, semble courir pour sauver sa vie devant les taureaux.

Une deuxième photo prise ce jour-là montre même l’un des taureaux le plaquant par le haut. D’après Slate, ce n’est pas seulement un selfie risqué : c’est aussi totalement illégal. La police espagnole tente depuis longtemps de décourager les participants de ralentir pour utiliser un appareil pendant la course des taureaux, pour des raisons évidentes.

L’homme aurait pu écoper d’une amende allant jusqu’à 3 000 euros s’il avait été arrêté. Mais à la date d’octobre 2019, soit cinq ans après les faits, il n’avait toujours pas été retrouvé. Son surnom, « El Tontol Móvil » — l’idiot au téléphone portable — a au moins eu le mérite de faire le tour du web.

Pointer les trains était une mode de selfie dangereuse

dangerous social media photo, man pointing to an approaching train

Vous vous souvenez du planking ? À côté, les adeptes indiens des selfies avaient de quoi sourire. En 2018, à Hyderabad, un homme nommé Shiva a atterri à l’hôpital après avoir pointé un train que son mouvement s’est révélé bien plus rapide qu’il ne l’imaginait. La question qui s’impose est simple : pourquoi ?

D’après NDTV, l’homme a gardé son doigt pointé pendant une bonne partie de l’approche du train, malgré les avertissements d’une autre personne et même les coups de klaxon de l’ingénieur de la locomotive. La vidéo de la scène a circulé publiquement et a suscité un torrent de moqueries. Shiva a subi des blessures à la main et à la tête, mais a eu la chance de survivre.

En Inde, d’autres personnes sont déjà mortes ou ont perdu un membre en voulant prendre des selfies sur ou près des trains. Son cliché n’est donc que le plus dangereux de ceux que le public a pu voir. Une enquête du Journal of Family Medicine and Primary Care place d’ailleurs l’Inde en tête des pays comptant le plus de décès liés aux selfies.

La BBC rapportait en 2016 que la ville de Mumbai avait même déclaré 15 lieux touristiques en « zones sans selfie », après la noyade d’une jeune femme qui tentait de se photographier avec ses amis sur une jetée populaire.

Une hyène en train de vous mordre le visage ferait un excellent selfie

dangerous social media photo, man nearly touching noses with calm hyena

L’explorateur Kim Wolhuter a pris une photo avec une hyène sauvage sans finir croqué au passage. Le cliché a été publié sur sa page Facebook, où il documente ses propres rencontres avec la faune sauvage ainsi que celles de sa famille. Et, visiblement, les hyènes peuvent être très douces.

La hyène de la photo s’appelle Tumelo. Elle semblait apprécier les caresses et faisait confiance aux humains qui s’approchaient de son territoire pour prendre des images. Wolhuter dit passer environ dix-huit mois auprès des animaux qu’il photographie afin d’obtenir leur confiance. Son objectif : montrer les bêtes au plus près de ce qu’elles sont réellement.

Il défend également une meilleure image publique des hyènes et critique Le Roi Lion dans Africa Geographic pour avoir contribué à leur mauvaise réputation. Il photographie de nombreux animaux sauvages, mais avec une règle générale : ne pas s’approcher trop près. Cette image fait partie des exceptions, car Tumelo entretenait un lien particulier avec lui.

Le selfie le plus dangereux jamais publié sur les réseaux sociaux ?

dangerous social media photo, male fighter pilot in full gear in a plane flying away from land and above two missiles

Un pilote des forces armées norvégiennes a pris cette image incroyable pendant un faux combat aérien, et la photo a immédiatement circulé sur la page Facebook de l’armée. De quoi donner envie à beaucoup d’entonner mentalement le thème de Top Gun. Le cliché a été pris dans le cadre de l’exercice militaire Cold Response, destiné à habituer les soldats à des conditions climatiques extrêmes.

Plus de seize pays ont envoyé des militaires participer à cet entraînement. Le plus étonnant, c’est que les passionnés d’aviation y voient presque une évidence : l’avion utilisé, un Lockheed Martin F-16, est considéré comme l’un des meilleurs appareils pour les selfies grâce à sa visibilité à 360 degrés. Le siège incliné offre au pilote une meilleure vue et une meilleure tolérance aux forces G, ce qui aide clairement à réussir son angle.

Mashable a même signalé que les forces armées norvégiennes ne se contentaient pas d’autoriser les selfies : c’était leur idée. L’objectif était de montrer les soldats sous un jour plus humain, au-delà du simple combat. Ce cliché s’est distingué parce qu’il a été pris avec un appareil photo standard déjà utilisé en patrouille. Ce soldat a décidément un style bien à lui.

Pas d’effets spéciaux, que du danger

dangerous social media photo, man holding dangling woman off the side of a skyscraper

Si vous avez le vertige, passez votre chemin. En 2017, le mannequin Viki Odintcova a provoqué un tollé en se photographiant suspendue au bord de la Cayan Tower à Dubaï. D’après le New Zealand Herald, l’immeuble mesure 307 mètres de haut. Elle n’avait ni filet de sécurité ni attache, uniquement la main robuste de son assistant pour la retenir.

Ses fans ont immédiatement réagi avec stupeur, dénonçant le risque inutile pris pour une image aussi saisissante. Odintcova a cependant accompagné la publication d’un avertissement du type « ne reproduisez pas ça chez vous » et a diffusé une vidéo des coulisses du cascade. Elle a aussi affirmé que l’exercice avait été plus simple qu’on ne l’imaginait, allant jusqu’à dire que les responsables de l’immeuble devraient la remercier d’avoir mis en lumière cette faille.

USA Today a rapporté que la police de Dubaï lui a ensuite demandé de signer un document l’engageant à ne plus réaliser de figure susceptible de mettre sa vie en danger dans la ville. On ne sait pas si sa mère a fait un infarctus en découvrant les photos.

Le danger, c’est tellement romantique

dangerous social media photo, woman kissing man while hanging outside a blue train over jungle ravine

Camille et Jean, du compte Backpack Diariez sur Instagram, ont fait parler d’eux en s’embrassant sur le bord d’un train au Sri Lanka. Certains internautes ont crié à la mise en scène en affirmant que la photo devait être truquée. D’autres ont simplement jugé le couple fou et irresponsable.

Les deux voyageurs ont pourtant défendu leur cliché. D’après le New York Post, ils ont expliqué que le ravin longeant la voie n’était pas très profond et que le train roulait à une « vitesse de marche ». Ils voulaient prendre des photos sur le train parce que cette expérience représentait, selon eux, une part essentielle de leur séjour au Sri Lanka, impossible à ne pas partager avec leurs abonnés.

Les images n’étaient d’ailleurs pas fausses. Certains commentateurs ont remarqué le bras qui soutenait Camille, lequel appartenait peut-être au frère de Jean, qui voyageait avec eux. Ce dernier aurait pris 500 photos du couple avant qu’ils ne choisissent celle-ci pour Instagram.

Le mannequin le plus téméraire sur les réseaux sociaux

dangerous social media photo, young woman in black and red dress on small high ledge holding selfie stick

Angela Nikolau, qui se présente comme une « mannequin extrême », alimente son Instagram de poses prises à des hauteurs vertigineuses. Mais ce cliché réalisé au sommet d’un bâtiment du Shanghai Disneyland Park pourrait bien être le plus spectaculaire de tous. Et il inclut, bien sûr, une perche à selfie — au moins une photo de cette liste en avait besoin.

Nikolau sait pourtant ce qu’elle fait. D’après la BBC, elle est la fille d’une trapéziste moscovite et considère les photos prises lors de ses ascensions comme de l’art. La Russie compte de nombreux amateurs de selfies extrêmes, mais elle semble certainement la plus méthodique. Parfois, elle utilise une perche, parfois non.

Elle a confié au New York Post qu’elle grimpe seulement lorsqu’elle se sent en confiance. Toutes ses photos Instagram ne sont pas des cascades défiant la mort, mais ce sont bien celles-là qui ont fait sa notoriété. Elle et son compagnon ont même réussi, en 2016, à grimper sur le plus haut chantier du monde sans difficulté apparente.

Elle a aussi pris des photos depuis la tour Eiffel. Et oui, elle adore les clichés pris en bordure d’un vide. Parfois, il ne lui faut même pas de rebord : une partie plate d’une grue suffit largement. Elle a même fait du yoga sur des corniches élevées, au cas où vous chercheriez encore un supplément d’adrénaline.

Les élans ajoutent une bonne dose de danger à vos photos sur les réseaux sociaux

dangerous social media photo, large mature male elk preening in a field

Dans le nord-ouest du Pacifique, ou au Canada, tout le monde sait qu’il ne faut pas plaisanter avec les élans. Imaginez un Bambi deux fois plus massif, deux fois plus poilu, toujours équipé de bois impressionnants, et absolument pas intimidé par les humains. Il y a une raison pour laquelle l’orignal est beaucoup plus souvent une mascotte de lycée que votre compagnon de randonnée.

En 2017, une femme de Saint-Louis a été attaquée par un élan alors qu’elle tentait de prendre un selfie avec un troupeau de 17 animaux pendant la saison des amours. Elle s’en est tirée avec seulement une blessure au bras, après que son groupe de proches s’est approché du mâle dominant pour la photo. Quelques jours plus tôt, une autre femme avait déjà été encornée dans le dos en essayant de faire un selfie.

Le St. Louis Post-Dispatch reste diplomate et n’emploie pas de mots trop durs, mais les rangers interrogés ont indiqué qu’en temps de reproduction, un humain est attaqué par un élan environ une fois par an. Des panneaux avertissent pourtant les visiteurs de ne pas s’approcher pendant cette période. Malgré cela, certains persistent à vouloir poser avec ces animaux sauvages, alors même qu’ils tentent simplement de courtiser leurs semblables.

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