Les sièges les plus sûrs en cas de crash d’avion

par Olivier
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Les sièges les plus sûrs en cas de crash d'avion
Inde

Dans l’univers de la sécurité aérienne, une question revient sans cesse : quels sont les sièges sûrs en cas de crash d’avion ? En juillet 2019, la compagnie KLM en Inde a relancé le débat en partageant un conseil de prudence qui a immédiatement attiré l’attention. Et si l’on veut garder en tête l’essentiel, mieux vaut savoir où les chances de survie semblent, en théorie, les plus élevées.

Crash d'avion

Évidemment, si un avion est sur le point de s’écraser, l’endroit le plus sûr reste encore… de ne pas être à bord. Mais dans l’hypothèse où cette option n’existe pas, KLM affirmait que l’arrière de l’appareil serait le meilleur choix. Selon une étude publiée par Time en 2015, les passagers installés dans le dernier tiers de la cabine présentaient le taux de survie le plus élevé parmi les accidents analysés, en particulier lorsqu’ils occupaient un siège central. Dans ce cas précis, le taux de mortalité n’était que de 28 %. Globalement, le dernier tiers affichait aussi le meilleur bilan, avec un taux de mortalité de 32 %.

Les résultats les moins favorables concernaient le tiers central de la cabine, avec un taux de mortalité global de 39 %. Être installé au milieu, côté couloir, n’améliorait pas vraiment les choses : le taux de décès montait alors à 44 %. L’avant de l’avion ne faisait guère mieux, avec un taux de mortalité de 38 % sur l’ensemble des cas étudiés. De quoi se demander si tout cela tient vraiment de la règle de sécurité fiable…

Débris d'avion

Mais cette étude mérite d’être lue avec prudence. Time s’est appuyé sur des accidents survenus au cours des 35 années précédentes, tout en ne trouvant que 17 catastrophes aériennes disposant de plans de cabine exploitables. Autrement dit, les conclusions reposaient sur un échantillon très limité, couvrant des accidents survenus entre 1985 et 2000. Lynn Lunsford, responsable de la communication de la FAA, a d’ailleurs souligné la principale faiblesse de ce type d’analyse : « Beaucoup ont essayé, sans succès, de produire une réponse scientifiquement défendable à cette question. »

Le vrai problème, selon lui, tient au trop grand nombre de variables, mais surtout au faible nombre d’accidents comparables. Dans ces conditions, il est difficile de dégager une réponse simple, statistiquement solide et universelle sur les sièges sûrs crash avion. En matière de sécurité aérienne, le bon sens rappelle donc une chose : les chiffres sont instructifs, mais ils ne garantissent jamais une certitude absolue.

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