Les Plantes Ont-elles un Genre ? Comprendre la Sexualité Végétale

par Olivier
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Les Plantes Ont-elles un Genre ? Comprendre la Sexualité Végétale
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NaturePlantes et arbres

Tout le monde a déjà entendu dire que les aubergines seraient des « garçons » et les pêches des « filles ». En réalité, les aubergines sont des fruits, et un fruit est une structure porteuse de graines qui se développe à partir de l’ovaire d’une plante à fleurs ; techniquement, il s’agit donc d’une partie femelle. De quoi revoir, au passage, le fameux emoji aubergine sous un autre angle.

Mais existe-t-il vraiment des plantes mâles et des plantes femelles ? La réponse n’est pas unique. Selon le Telegraph, la plupart des plantes sont hermaphrodites, c’est-à-dire qu’elles possèdent à la fois des structures reproductrices mâles et femelles, et peuvent s’autopolliniser. Certaines ne font que l’autopollinisation, tandis que d’autres peuvent aussi être pollinisées par croisement. Parmi ces plantes hermaphrodites, aussi appelées plantes monoïques, on trouve des espèces à fleurs « parfaites », réunissant les deux sexes dans une même fleur, et d’autres dont chaque individu porte des fleurs mâles et des fleurs femelles séparées.

Les plantes dioïques, en revanche, ont bien des sexes distincts. Elles sont moins fréquentes que les plantes hermaphrodites, mais elles compliquent parfois la vie des jardiniers. Les pistachiers, par exemple, sont dioïques : pour récolter des noix sur un pied femelle, il faut un arbre mâle à proximité. L’asperge et l’épinard sont eux aussi dioïques, mais leur sexe compte moins, car on ne consomme pas leurs fruits ; on mange les turions et les feuilles. En revanche, les plants d’asperge mâles sont souvent privilégiés par les jardiniers, car ils consacrent moins d’énergie à la production de fruits et donnent généralement des turions plus gros.

Avec certaines espèces, le sujet devient encore plus subtil. L’herbe de la pampa, par exemple, compte pour moitié des individus hermaphrodites et pour moitié des individus femelles. Pourtant, les plantes hermaphrodites y produisent très mal des graines ; elles sont donc, dans les faits, fonctionnellement mâles, ce qui revient presque à faire de l’herbe de la pampa une espèce dioïque.

Et si tout cela ne suffisait pas à brouiller les pistes, certaines plantes peuvent même changer de sexe. Comme pour presque tous les êtres vivants, la question des plantes et genres est donc bien plus complexe qu’il n’y paraît — et c’est justement ce qui la rend si fascinante.

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