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Une plongée dans l’univers de Jamison Bachman
La vie en colocation peut être parsemée de défis, de découvertes, et parfois, de véritables cauchemars. En 2022, Netflix a diffusé une série documentaire intitulée « Pire Colocataire Jamais Vu » mettant en lumière des individus qui ont transcendé les frontières de la mauvaise cohabitation. Au cœur de cette série, un personnage sinistre attire particulièrement l’attention : Jamison Bachman.
Ce dernier, maître de l’escroquerie, a su tirer profit de sa connaissance juridique, notamment des lois locatives, pour s’immiscer dans des foyers bien intentionnés. Sa stratégie était aussi simple que perverse : après s’être installé, il trouvait des prétextes futiles pour éviter de payer le loyer, semant la terreur chez ses victimes. Lorsque la menace d’expulsion planait, il trouvait toujours le moyen de s’en sortir, obligeant souvent les occupants originaux à quitter leur propre foyer. Cependant, la vague d’escroqueries orchestrée par Bachman a pris fin tragiquement après un meurtre, suivi de son propre suicide en détention.
Les tenants de l’escroquerie de Bachman
La série Netflix et l’article de New York Magazine sur lequel « Pire Colocataire Jamais Vu » est basé dressent un portrait glaçant de Jamison Bachman. À titre d’exemple, en utilisant Craigslist sous un pseudonyme, Bachman a convaincu Alex Miller de lui louer un appartement, pour ensuite refuser de payer sa part des dépenses, arguant de ses connaissances juridiques et proférant des menaces de poursuites judiciaires. Mais Alex Miller ne fut pas sa seule victime.
Bachman a reproduit ce scénario à maintes reprises avec différents colocataires dans plusieurs villes de la côte Est. Parmi ses autres victimes non mentionnées dans la série se trouvent Michael Oberhauser, un musicien vivant à Washington, D.C., et Melissa Frost, qu’il aurait agressée avec un four à micro-ondes. Neville Henry, un immigrant bermudien vivant à Philadelphie, a également été la cible de ses menaces.
Les autres victimes et leurs histoires
Outre les cas mis en avant dans la série, d’autres individus ont croisé le chemin de Jamison Bachman, essuyant les conséquences de ses manigances. Mark Gainer, un joueur de hautbois à Charleston, Caroline du Sud, et Melissa Frost, qui a subi ses agressions, en sont des exemples frappants. Ces victimes racontent des changements soudains de comportement de la part de Bachman, passant d’une cordialité de façade à une territorialité sans bornes.
Une école a également été la cible de ses tentatives d’escroquerie. En 2005, engagé pour enseigner à la Thornton-Donovan School de New Rochelle, New York, Bachman au relation contractuelle terminée refusa de quitter l’appartement dans lequel l’établissement l’avait logé. Cette fois-ci, malgré ses manœuvres légales, il finit par être expulsé.
Le passé trouble de Bachman et son éducation juridique
Un épisode traumatique de la vie de Bachman, qui aurait façonné son futur sombre, remonte à 1976 à l’Université Tulane de La Nouvelle-Orléans. Témoin de l’assassinat de son ami d’enfance Ken Gutzeit par un autre étudiant, cet événement aurait laissé des séquelles profondes chez Bachman. Malgré son intelligence, son charme et son apparence attrayante avant ce drame, son comportement ultérieur violent ne saurait être justifié par cet événement traumatisant.
Par ailleurs, la série ne met que brièvement en lumière l’éducation juridique de Bachman. Titulaire d’un diplôme en droit obtenu à l’âge de 45 ans après plusieurs années à l’étranger, Bachman a impressionné ses professeurs par son talent. Bien qu’il n’ait jamais exercé comme avocat, son usage abusif du jargon légal pour intimider ses colocataires en atteste.
Conclusion
La saga de Jamison Bachman, bien que troublante et sombre, nous rappelle les méandres de l’âme humaine et la capacité de certains individus à manipuler les lois pour semer le chaos dans la vie d’autrui. Son histoire, émaillée de tragédies et d’escroqueries, est un rappel poignant des dangers manipulatoires qui peuvent se cacher derrière un visage avenant et des manières charmantes.