Divertissement
Le dramaturge Tennessee Williams, connu pour son hypochondrie et son obsession pour la maladie et la mort, avait développé des méthodes pour apaiser sa paranoïa, notamment en consommant de fortes doses d’alcool et de médicaments. Il décéda le 25 février 1983 dans des circonstances pour le moins mystérieuses.
En 1972, une décennie avant sa mort, Williams exprimait déjà un souhait pour l’éternité. Dans ses dernières volontés, il déclarait avoir la ferme intention d’être inhumé en mer, idéalement à proximité du lieu où le poète américain Hart Crane choisit de partir pour toujours. Ce détail insolite contribue à l’aura énigmatique qui entoure le dramaturge.
Au moment de sa disparition, l’expertise du médecin légiste en chef de New York, Elliot M. Gross, évoquait un décès classé comme accidentel. Toutefois, des études serologiques n’ayant pas immédiatement été réalisées, l’origine exacte de ce décès laissait planer le doute.
Lors d’une première autopsie, il fut découvert que la gorge du dramaturge était obstruée par un bouchon en plastique, semblable à ceux que l’on trouve sur les flacons de sprays nasaux ou de solutions oculaires. Le Dr Gross expliquait que ce bouchon avait pu être avalé, inhalé ou résultat d’une combinaison de ces deux circonstances ; une réaction de déglutition altérée étant fréquemment observée lors de la consommation d’alcool et de drogues.
Quelques mois plus tard, en août 1983, des informations publiées par le New York Times précisèrent que ce bouchon servait apparemment à prendre des barbituriques, ces médicaments pouvant provoquer une asphyxie fatale. D’ailleurs, certaines investigations suggèrent que le véritable mobile du décès aurait pu être une intolérance au Seconal, barbiturique dont les effets avaient été fatals.
Ces explications diverses laissent planer une confusion totale sur les circonstances de sa mort, renforçant ainsi le mystère qui entoure la vie et l’œuvre de Tennessee Williams.