La capture surprenante du tueur en série Earle Nelson
Avant même que le FBI n’ait pris conscience de l’existence de tueurs en série, Earle Nelson s’est imposé comme le premier meurtrier sexuel notoire aux États-Unis dans les années 1920. Selon Murderpedia, ses premières années furent marquées par une masturbation compulsive et des rêveries qui annonçaient déjà sa trajectoire criminelle, qu’il entama dès l’âge de 21 ans. La perte de ses parents, survenue alors qu’il n’avait que 2 ans, laissa une empreinte indélébile sur son enfance, préfigurant la dérive et le chaos qui caractériseraient plus tard d’autres esprits déviants.
Connu sous le surnom de « Gorilla Man », Nelson se montrait particulièrement habile pour échapper aux autorités. Il usait de fausses identités afin d’allonger sa cavale, à l’image du célèbre criminel Charles Sobraj. Cependant, sa seule tentative d’évasion prit une tournure fatale. Après s’être enfui d’une prison à Wakopa, dans le Manitoba, il décida de prendre un train pour fuir. Ce qu’il ignorait, c’est que le même train transportait des policiers de Winnipeg qui, dès le lendemain, procédèrent à sa recapture.
Les avocats de Nelson n’ont pas réussi à convaincre le jury de l’état mental délirant de leur client, et ce, afin de l’exonérer de la responsabilité de ses crimes. Condamné pour le meurtre d’Emily Patterson, il fut exécuté par pendaison à Winnipeg le 13 janvier 1928.
Cet héritage perturbant occupe une place singulière dans l’histoire criminelle. Ses meurtres, teintés d’une dimension sexuelle, s’inscrivaient dans une époque où la notion de « tueur en série » n’était pas encore reconnue officiellement. D’après All That’s Interesting, c’est l’enquêteur du FBI Robert Ressler qui introduisit ce terme et révolutionna le processus de profilage criminel dans les années 1970. Grâce à cette méthode, d’autres affaires similaires ont pu être rassemblées, évitant que des énigmes demeurent impénétrables aux yeux de la justice.