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Faits divers · Dossier 40163 Polynésie française

Polynésie : Enquête sur la mort d’Ayden, 7 ans, par maltraitance

Ayden, 7 ans, est décédée en Polynésie française à cause de maltraitance. Les parents d'accueil sont en prison.

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Lieu
Polynésie française
Rubrique
Faits divers
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2 min
Chapitres
3

Ayden, une fillette de 7 ans, est décédée mardi dans une clinique de Papeete, sur l’île de Tahiti, en Polynésie française. Sa famille d’accueil l’avait amenée quelques heures auparavant, mais les soignants n’ont pu la sauver. L’autopsie a révélé de graves maltraitances conjuguées à une dénutrition sévère. Son corps portait de nombreux bleus et hématomes importants, notamment à l’avant et à l’arrière du crâne ainsi qu’au niveau du thorax, tandis que le lobe d’une oreille avait été arraché. La maigreur extrême de l’enfant indiquait une alimentation insuffisante au cours des semaines précédant son décès.

Lors de sa garde à vue, l’homme a reconnu avoir frappé la fillette à l’aide d’un bâton. Il a été mis en examen et placé en détention. Sa compagne fait également l’objet de poursuites pour « violences habituelles sur mineur ayant entraîné la mort » ainsi que pour « privation de soins ou d’aliments suivie de mort ».

Violences également infligées aux autres enfants

Selon la procureure de la République de Papeete, Solène Belaouar, le couple est aussi mis en examen pour « violences habituelles » sur le frère et la sœur d’Ayden, âgés de 8 et 5 ans. Ces deux enfants ont été placés en foyer. La fratrie avait été retirée cinq ans plus tôt des mains de leurs parents biologiques en raison de violences conjugales antérieures.

Cette affaire soulève de nombreuses questions sur le suivi des enfants en placement, assuré par la Direction des solidarités, de la famille et de l’égalité (DSFE) en Polynésie française, ainsi que par le système scolaire. Il est en effet apparu que la fillette ne fréquentait plus l’école depuis plusieurs semaines.

Un manque criant de moyens et de familles d’accueil

Minarii Galenon, vice-présidente de la Polynésie française et ministre des Solidarités, a reconnu devant la chaîne locale TNTV l’existence d’une faille majeure dans le dispositif de protection de l’enfance. Elle a pointé le déficit de familles d’accueil disponibles et les ressources humaines insuffisantes dans les services sociaux. Sur ce territoire qui compte environ 280 000 habitants, 2 526 mineurs sont suivis sous mesure d’assistance éducative, dont 882 placés en familles d’accueil ou en foyers.

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  • Polynésie
  • maltraitance infantile
  • violences conjugales
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  • justice
  • Polynésie française

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