L’histoire tragique de Colleen Stan : kidnappée et torturée

par Olivier
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L'histoire tragique de Colleen Stan : kidnappée et torturée
États-Unis

Faits Divers

En mai 1977, Colleen Stan débuta un tragique périple en quittant son domicile à Eugene, Oregon, pour se rendre en Californie du Nord afin d’assister à une fête d’anniversaire. Préférant l’auto-stop aux transports plus conventionnels, la jeune Stan déclina l’offre d’un groupe d’hommes, avant d’accepter une course dans une camionnette bleue conduite par un jeune couple. En moins d’une demi-heure, Colleen se retrouva kidnappée, embarquée dans un scénario qu’elle n’aurait jamais pu imaginer.

Colleen Stan
Dans un virage brutal, Cameron Hooker arrêta la camionnette sur une route de gravier, menaça Colleen d’un couteau et, après l’avoir ligotée et bâillonnée, la fit disparaître sous la protection d’un « head box » en bois, spécialement conçu pour étouffer toute cacophonie. Transportée à Red Bluff, en Californie, elle fut dépouillée de ses vêtements puis suspendue, nue, par les poignets, dans le sous-sol de ses ravisseurs.

Les sévices ne s’arrêtèrent pas là. Selon plusieurs témoignages, Colleen fut soumise à des passages à tabac, à des actes sexuels imposés devant ses yeux, et à une torture quasi médiévale, incluant parfois des électrocutions. Pour asservir davantage sa victime, Cameron inventa l’existence d’une organisation criminelle fictive nommée « The Company » et multipliait les menaces contre sa famille, imposant ainsi un contrôle absolu sur elle.

Le head box
Colleen fut contrainte de signer un contrat de domination qui la liait à un cauchemar durant sept longues années. Isolée dans une sorte de cercueil en bois dissimulé sous le lit de ses geôliers, elle n’en sortait que pour subir de nouveaux abus ou être contrainte à réaliser des tâches ménagères, toujours sous la menace d’une punition impitoyable.

Pour imposer un climat de terreur, Cameron Hooker mit en scène un véritable scénario d’intimidation psychologique. Il faisait croire à Colleen que l’organisation qu’il contrôlait avait un pouvoir absolu, menaçant d’infliger des souffrances indicibles non seulement à elle, mais également à sa famille. Ses ravisseurs la tenaient sous le joug de menaces répétées, la forçant même à creuser une tranchée dans laquelle elle fut abandonnée temporairement, une mise en scène macabre visant à renforcer son isolement.

Cameron et Janice Hooker
Pendant près de sept années, Colleen vécut un enfer quotidien : 23 heures par jour enfermée dans sa prison en bois, où elle était soumise à des sévices physiques tels que fouet, électrocution et suspension prolongée. Les rares moments de liberté qu’elle obtenait étaient uniquement dédiés à des tâches imposées ou à des soins sommaires, avec une maigre ration de repas et l’usage impitoyable d’un pot de chambre.

Cameron Hooker
Progressivement, des aménagements furent faits pour lui laisser un semblant de liberté. Dès 1979, Colleen était autorisée à se libérer de sa geôle pour se nettoyer et préparer ses repas. En 1981, elle obtint même le droit de rendre visite à sa famille, bien que les menaces perpétuées par ses ravisseurs l’avait réduite au silence. Ses conditions s’améliorèrent légèrement au fil du temps, jusqu’à ce qu’un tournant survienne en 1984, lorsque, suite à des confidences faites à un pasteur, Colleen et Janice, l’épouse de Cameron, décidèrent de se libérer de cet enfer.

L’arrestation de Cameron Hooker suivit peu après, l’accablant de multiples chefs d’accusation tels que kidnapping et séquestration, ainsi que de nombreuses infractions sexuelles. En 1985, il fut condamné à 104 ans de prison, mettant ainsi un terme à l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire criminelle californienne. Les témoignages de Colleen Stan rappellent la résilience d’une victime qui, malgré un passé tragique, parvint à se reconstruire en se réfugiant dans ses pensées et en cherchant le bonheur auprès de ceux qu’elle aimait.

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