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Les humains partagent-ils leur ADN avec les chiens ?
Par A. C. Grimes — 8 novembre 2019, 12:00 EST
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Les chiens occupent une place à part dans la nature et dans nos vies : les enfants les adorent, plusieurs anciens présidents les ont chéris, et Dwayne « The Rock » Johnson les sauve même d’un danger certain grâce à ses sourcils musclés. Ils aident les humains à chasser, à combattre le crime, à détecter des bombes, à résoudre des mystères, et peuvent même, selon ABC, aller jusqu’à mordre un orteil infecté chez une personne dont le diabète n’a pas été diagnostiqué. Rassurez-vous : aucun être humain n’a jamais aimé un autre humain au point de lui mordre un pied malade. Après des milliers d’années de vie commune, les chiens donnent l’impression d’être des humains d’honneur, avec une différence notable : ils traitent souvent les autres avec plus d’humanité que bien des humains entre eux.
Ce lien paraît si naturel qu’on peut se demander à quel point l’humain et le chien se ressemblent sur le plan génétique. La question touche au cœur de l’ADN humain et de l’ADN canin, et révèle une proximité biologique plus étonnante qu’on ne l’imagine souvent dans l’histoire de la domestication.

Il ne sera sans doute pas surprenant d’apprendre que les chiens et les humains présentent de nombreux points communs sur le plan génétique. Après tout, environ 60 % des gènes humains ont un équivalent reconnaissable dans le génome de la banane, selon How Stuff Works. Parmi ces 60 %, 40 % des protéines codées sont identiques — et pourtant les bananes ne sont même pas des animaux. Seattle Pi indique que les humains et les chiens partagent environ 84 % de leur ADN. On peut imaginer que ce pourcentage est encore plus élevé chez certains chiens emblématiques, comme McGruff the Crime Dog. Mais c’est simplement la nature du vivant : les êtres vivants partagent souvent davantage de matière génétique qu’on ne le croit.
Les liens les plus fascinants entre l’homme et son meilleur ami se trouvent peut-être ailleurs, dans des domaines plus subtils que la simple comparaison de séquences. Selon Phys.org, les microbes intestinaux présents dans l’estomac des humains et des chiens possèdent des structures génétiques similaires, ce qui pourrait faire du chien un modèle pertinent pour certaines études sur la nutrition. L’ADN humain pourrait aussi éclairer cette affinité particulière entre les personnes et les chiens. Comme le détaille Live Science, une étude portant sur plus de 85 000 jumeaux suédois suggère que « la génétique prédit légèrement mieux la possession d’un chien à l’âge adulte que l’environnement », même si les mécanismes précis restent flous.
Autrement dit, la biologie du comportement et la génétique semblent entretenir une relation discrète mais réelle avec notre attachement aux chiens. Pour le dire autrement, les humains semblent nés pour aimer les chiens, comme si chaque battement du cœur rappelait cette longue histoire commune entre l’espèce humaine et l’ADN canin.
