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Comment la hauteur d’une chute dans l’eau peut être comparée à celle du béton
Il est souvent rapporté que sauter dans l’eau depuis une grande hauteur peut être aussi douloureux qu’un atterrissage sur du béton. Mais à quelle hauteur cela devient-il dangereux ? Cela dépend de plusieurs facteurs.
La vitesse terminale, qui est la vitesse maximale atteinte par un objet en chute libre à la suite de la gravité, joue un rôle clé. Elle varie selon la masse, la forme et la dimension de l’objet. Par exemple, un humain atteint une vitesse terminale d’environ 120 miles par heure (176 pieds par seconde) sans parachute. Cependant, il n’est pas nécessaire d’atteindre cette vitesse pour subir un impact majeur.
Vitesse terminale et forces de traînée
Les différentes espèces animales ont des « vitesse critiques d’impact », ce qui signifie que leur survie varie selon la vitesse à laquelle elles atteignent la surface de l’eau. Par exemple, des études indiquent que les souris meurent à 118 pieds par seconde, tandis que les humains peuvent mourir à 94 pieds par seconde, soit environ 149 pieds de hauteur.
L’importance de l’orientation à l’impact
L’orientation du corps lors de l’impact est primordiale. Une entrée en eau « pieds en avant » augmente les chances de survie de cinq à sept fois par rapport à une entrée à plat ventre ou sur le côté. Cela est dû à la façon dont le corps doit déplacer l’eau lors de la pénétration.
Conditions de vent et de surface de l’eau
Des éléments tels que la direction et la vitesse du vent jouent également un rôle dans l’impact lors d’une chute dans l’eau. Dans des conditions de vent calme, l’eau est généralement plus calme, ce qui peut entraîner un impact plus fort en raison d’une tension de surface accrue. En revanche, des eaux agitées, bien qu’elles provoquent un impact moins intense, rendent plus difficile la remontée à la surface après l’atterrissage.
Les plongeurs de falaise et les plongeurs olympiques
Les plongeurs de falaise et les plongeurs olympiques entrent dans l’eau pieds en avant et se jettent souvent depuis des hauteurs bien inférieures à celles qui sont mortelles, comme 88 pieds. Ils apprennent des techniques pour minimiser l’impact et briser la tension de surface, démontrant ainsi que même à des vitesses élevées, des précautions peuvent atténuer le choc de l’impact. Cependant, aucun plongeur, quel que soit son entraînement, ne peut survivre à une chute à vitesse terminale dans l’eau.