Le Crâne du Premier Tueur en Série du Portugal Conservé en Pot

Le Crâne du Premier Tueur en Série du Portugal Conservé en Pot

Découvrez le crâne du premier tueur en série portugais, conservé en pot depuis 1841 à la Faculté de Médecine de l'Université de Lisbonne. Fait divers fascinant !

Le Crâne du Premier Tueur en Série du Portugal Conservé en Pot

Le monde regorge d’histoires fascinantes, parfois sinistres, qui nous plongent au cœur de l’obscurité de l’histoire. L’un des aspects les plus intriguants de l’histoire retrace les personnes ayant commis des actes atroces. Un pan sombre de l’histoire qui captive souvent la société est celui du meurtre, en particulier des tueurs en série. Aujourd’hui, grâce à la prolifération d’informations disponibles sur internet, dans les livres, les documentaires et les podcasts, il est aisé d’accéder à des détails sur ces criminels. Cependant, cela n’a pas toujours été le cas. Au 19e siècle, au Portugal, un individu terrorisait les rues de la capitale. En 1840, un homme nommé Diogo Alves fut appréhendé et reconnu coupable de multiples meurtres, devenant ainsi ce qu’on pourrait qualifier de « premier tueur en série du Portugal ». Au lieu d’être exécuté pour ses crimes, les restes d’Alves furent préservés de manière peu conventionnelle dans le but encore plus insolite d’être étudiés.

Qui Était Diogo Alves?

Diogo Alves vit le jour en 1810 en Galice, en Espagne, dans une famille pauvre. Après avoir passé son enfance dans cette région, il déménagea à l’âge de 19 ans dans la capitale du Portugal, Lisbonne. Là-bas, il commença à travailler comme domestique mais développa rapidement des problèmes de jeu et d’alcool, amorçant ainsi une descente aux enfers. Il entama une relation intime avec une aubergiste locale, ce qui, selon les spéculations, lui donna accès aux lieux où il commença à perpétrer certains de ses crimes abominables. Alves parvint à subtiliser des clés, lui permettant ainsi d’accéder à un endroit connu sous le nom de Réservoir de Maë Aguas das Amoreiras. Ayant ainsi un accès privilégié à cette zone près de l’aqueduc, il en fit son modus operandi et son terrain de chasse favori.

Ses Crimes à Lisbonne

L’Aqueduc des Eaux libres, également connu sous le nom d’Aqueduc des Eaux libres, permettait aux agriculteurs et aux habitants des zones rurales situées à l’extérieur de Lisbonne de se rendre en ville. Ce chemin aurait dû faciliter leurs déplacements, mais malheureusement, il les conduisait directement sur la route de Diogo Alves. Alves attendait que ces voyageurs se rendent à Lisbonne pour y vendre leurs produits, les prenant comme cibles lors de leur retour chez eux. Alors que ces agriculteurs quittaient la ville, Alves les arrêtait pour les détrousser de tout ce qu’ils avaient gagné, puis les poussait du haut de l’aqueduc de 213 pieds pour les précipiter vers la mort. Alves amorça sa série de meurtres en 1836 et, au moment de son arrestation quatre ans plus tard, il aurait assassiné au moins 70 personnes.

Où Étaient les Forces de l’Ordre?

Dans le monde d’aujourd’hui, il serait presque impossible de commettre autant de meurtres sans être appréhendé. À l’époque, les policiers locaux pensaient que tous les décès sur l’aqueduc étaient des suicides imitant les précédents. Par conséquent, ils fermèrent temporairement l’accès à la zone, ce qui mit un terme aux décès pendant un certain temps. Ce qui semble être de l’incompétence policière pourrait en réalité résulter de la période pendant laquelle Alves commettait ses meurtres. Moins de deux décennies s’étaient écoulées depuis la Révolution libérale de 1820, plongeant le pays dans un chaos économique et politique. Au milieu de cette confusion, la police supposait peut-être simplement que les décès étaient des suicides de personnes des classes sociales inférieures. Les plus démunis et les moins fortunés souffraient financièrement et luttaient pour se nourrir, légitimant ainsi cette évaluation.

Capture, Condamnation et Exécution

Comme on peut l’imaginer, Alves ne prit pas bien la fermeture de son terrain de chasse. Néanmoins, il ne laissa pas cela entraver ses activités criminelles. Au contraire, il décida de réunir un groupe de complices et de former un gang. Ensemble, ils commencèrent à cambrioler les maisons des citoyens fortunés de Lisbonne. Bien qu’ils semèrent le chaos dans la ville pendant un certain temps, Alves et son gang furent finalement appréhendés en 1840 après avoir cambriolé la maison d’un médecin local et assassiné plusieurs personnes à l’intérieur. Diogo Alves fut jugé, reconnu coupable et condamné à mort par pendaison. Le 19 février 1841, sa peine de mort fut exécutée. Alors que cela aurait dû être la fin de Diogo Alves, son héritage macabre se poursuivit d’une manière plutôt peu conventionnelle, au nom de la science.

Le Destin Insolite de Ses Restes

Au moment du décès de Diogo Alves, l’étude de la phrénologie était en plein essor. Selon l’Atlas Obscura, cette idée « révolutionnaire » permettait d’étudier le cerveau d’un individu en « palpant » la forme de son crâne. Bien que nous sachions aujourd’hui que cela est totalement inexact, à l’époque, on croyait qu’il était possible d’apprendre à connaître quelqu’un, en particulier sa personnalité, en tâtant et en mesurant son crâne. Étant donné la popularité de cette étude à l’époque, une demande fut faite après la mort d’Alves pour que sa tête soit prélevée et préservée afin qu’elle puisse être étudiée. La tête de Diogo Alves fut alors séparée et conservée dans un bocal, dans l’espoir de mieux comprendre les raisons de ses crimes. On ne sait pas exactement dans quelle mesure la tête a été étudiée. Près de deux siècles plus tard, la tête d’Alves gît encore à la Faculté de Médecine de l’Université de Lisbonne, où elle peut être visitée de nos jours.

Plongeant dans les méandres de l’histoire, le cas de Diogo Alves révèle une facette sombre de l’humanité, tout en soulignant les avancées et les croyances d’une époque révolue. La préservation de son crâne dans un bocal, en dépit de son exécution, souligne l’étrange fascination de l’homme pour le mal et son besoin de comprendre les mécanismes de l’horreur.

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