Ismail Haniyeh et son Ascension à la Tête du Hamas

Ismail Haniyeh et son Ascension à la Tête du Hamas

Ismail Haniyeh, chef du Hamas depuis 2017 : zoom sur son parcours et son accession au pouvoir. Découvrez tout sur sa radicalisation.

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Histoire d’Ismail Haniyeh et son Ascension à la Tête du Hamas

La montée en puissance d’Ismail Haniyeh, à la tête du Hamas depuis 2017, est marquée par un parcours complexe et tumultueux. Figure emblématique de l’organisation terroriste, Haniyeh est entré en politique au sein du Hamas en 2006, lorsque l’organisation a été élue pour gouverner le territoire palestinien de Gaza. Avant cela, il occupait déjà une position importante au sein du groupe en raison de sa proximité avec Sheikh Ahmed Yassin, une figure majeure du Hamas. Yassin, membre des Frères musulmans et fondateur de l’Organisation islamique, à l’origine du Hamas en 1987, a joué un rôle clé dans l’ascension d’Haniyeh. Malgré l’absence d’élections à Gaza depuis 2006, Ismail Haniyeh a su conserver diverses positions de pouvoir. En 2017, il a été élu chef du bureau politique du Hamas, puis réélu à ce poste en 2021, consolidant ainsi son autorité au sein de l’organisation.

Les Racines de la Radicalisation d’Ismail Haniyeh

L’histoire d’Ismail Haniyeh est profondément ancrée dans le conflit israélo-palestinien. Né dans le tristement célèbre camp de réfugiés d’Al-Shati à Gaza, il a grandi dans un environnement marqué par les conséquences du conflit. Ses parents ont été contraints de fuir leur foyer à Asqalan lors de la création d’Israël en 1948, le plaçant ainsi dans le contexte de la tragique histoire du déplacement palestinien. Al-Shati demeure l’une des zones les plus densément peuplées au monde selon les Nations Unies, confrontée à des défis socio-économiques majeurs tels que le chômage, le manque d’eau potable et les coupures d’électricité fréquentes. Cet environnement précaire a fourni un terreau fertile à la radicalisation politique, d’autant plus que Haniyeh s’est engagé dans des activités extrémistes pendant ses études à l’Université islamique de Gaza. Sa participation à la Première Intifada en 1987 a marqué le début de son engagement actif dans les mouvements de contestation contre l’occupation israélienne, ce qui lui a valu plusieurs arrestations et des peines de prison. C’est durant cette période agitée que le Hamas a émergé du sein des Frères musulmans, définissant ainsi le parcours militant d’Haniyeh.

La Montée en Puissance au Sein du Hamas

Après son implication dans les mouvements de contestation, Ismail Haniyeh est revenu à Gaza suite à la signature des accords d’Oslo en 1993. Son ascension politique s’est accélérée lorsqu’il est devenu l’assistant de Sheikh Ahmed Yassin en 1997, au sein du Hamas. Sa montée en puissance a attiré l’attention des autorités israéliennes, qui l’ont ciblé pour des assassinats manqués, tout comme Yassin. En 2006, à la suite de la victoire électorale du Hamas, Haniyeh est devenu Premier ministre, une position qu’il a conservée au fil des années, malgré les tentatives de réconciliation avec le Fatah, le parti rival contrôlant la Cisjordanie. Sa position sur le conflit israélo-palestinien est parfois ambiguë, oscillant entre des déclarations modérées et un discours plus radical. Bien que considéré comme un modéré à certains moments, Haniyeh a également tenu des propos virulents à l’encontre d’Israël et suscité la controverse avec ses prises de position incendiaires sur la scène internationale.

Les Attentats et les Liens Internationaux

Malgré les tentatives de modération, le Hamas, sous la direction d’Ismail Haniyeh, a continué de mener des actions terroristes contre Israël, marquées par des tirs de roquettes réguliers et des moments d’escalade violente, comme l’attaque massive survenue en octobre 2023. En réaction à ces actes, les États-Unis ont désigné Ismail Haniyeh comme un terroriste en 2018, soulignant ses liens étroits avec l’aile militaire du Hamas. Rejeté par l’Occident, Haniyeh s’est tourné vers des alliances avec le Qatar et l’Iran pour consolider les relations internationales du Hamas. Malgré les mises en garde de l’Égypte en 2017 l’interdisant de se rendre en Iran, Haniyeh a bravé l’interdiction en 2020 pour assister aux funérailles du Général Qassem Soleimani, tué lors d’une frappe aérienne américaine. Son choix de s’installer au Qatar indéfiniment à partir de 2020 a alimenté les spéculations sur les raisons de cette décision, certaines sources évoquant des tensions suite à son voyage en Iran. Observant de loin les événements depuis le Qatar, Ismail Haniyeh a affirmé que le Hamas était sur le point d’obtenir une « grande victoire » dans le conflit.

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