Histoire · Dossier 69027
JALUX 2026 : ce qui se joue entre la fouille et le musée
À Belval, les Journées de la recherche archéologique ont rapproché fouilles préventives, étude de boulets de canon et outils numériques. Trois facettes d’un travail qui se poursuit au-delà du terrain.

En bref
Une fouille préventive à Altwies, un jumeau numérique du théâtre gallo-romain de Dalheim, 215 boulets de canon découverts à Luxembourg-Bonnevoie : ces trois sujets réunis aux JALUX 2026 ne racontent pas la même étape du travail archéologique. Les 1er et 2 octobre, à Belval, les cinquièmes Journées d’actualité de la recherche archéologique au Grand-Duché de Luxembourg ont rapproché intervention sur le terrain, étude des trouvailles et nouvelles façons de représenter le patrimoine.[1][2]
Organisée par l’Institut national de recherches archéologiques (INRA) avec l’Université du Luxembourg, la rencontre avait pour principe des exposés de résultats suivis d’une brève discussion. Ce format compte : il ne s’agissait pas d’une exposition consacrée à un objet vedette, mais d’un lieu où confronter fouilles préventives, fouilles programmées et recherches universitaires menées au Luxembourg et dans la Grande Région.[1][2]
Pour comprendre ce rapprochement, mieux vaut regarder les tâches que les seules périodes. À Altwies, la présentation portait sur les premiers résultats d’une fouille préventive. Avec BouLux, le point de départ était un ensemble déjà découvert : 215 boulets de canon soumis à une étude archéométallurgique, centrée sur le métal. Les deux exemples rendent tangible une distinction : sortir des vestiges de terre et les étudier ne sont pas une seule opération. Le nombre de pièces donne l’échelle du dossier de Bonnevoie, pas encore les conclusions de son analyse.[1]
Le numérique lui-même recouvrait des usages différents. BLACKAXES.DH concernait une chaîne d’analyse des trouvailles lithiques assistée par intelligence artificielle ; à Dalheim, c’était le théâtre gallo-romain qui faisait l’objet d’un jumeau numérique. Analyser des objets et représenter un édifice sont deux tâches distinctes, même lorsqu’elles figurent sous la bannière des nouvelles technologies. Pour le lecteur intéressé par les relations entre les vestiges, cette différence fournit un repère utile : demander d’abord ce que l’outil sert à examiner, plutôt que considérer sa seule présence comme un résultat scientifique.[1]
Reste une autre tâche, qui ne se confond ni avec la fouille ni avec l’analyse : rendre ce travail accessible. INRA InSitu, une proposition d’exposition itinérante au format « pop-up », figurait aussi au programme. Rapprocher Altwies, BouLux et cette exposition permet ainsi de lire la rencontre autrement que comme un inventaire de découvertes : recueillir des traces, construire leur étude, puis préparer leur présentation au public. Ces projets distincts illustrent des fonctions complémentaires, pas les étapes attestées d’un même chantier.[1]
Sources
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