Histoire
Pour ceux qui se souviennent de cette période, le 11 septembre 2001 reste une date gravée dans les mémoires. En l’espace de quelques heures, alors que l’on relayait, aux quatre coins du globe, les détails funestes d’attaques terroristes perpétrées avec des avions détournés sur le sol américain, l’optimisme du nouveau millénaire s’est effacé peu à peu. Tandis que les responsables politiques et les experts en sécurité tentaient de comprendre les tenants et aboutissants de cet attentat, les analyses convergèrent rapidement vers Al Qaeda, le groupe militant du Moyen-Orient dirigé par Oussama Ben Laden, reconnu comme l’architecte de ces événements tragiques.
Toutefois, malgré la cohérence de la version officielle des faits, ce drame a généré son lot de mythes et de théories du complot qui persistent encore aujourd’hui. Avec le recul de 20 ans, il est temps de dépasser ces récits erronés qui alimentent la désinformation.
Mythe : La combustion du carburant d’avion n’aurait pas suffi à faire s’effondrer les Tours Jumelles
Les images choquantes du crash des avions contre le World Trade Center ont suscité l’incrédulité chez certains, convaincus que l’impact seul des appareils et les incendies qui s’ensuivirent ne pouvaient expliquer l’effondrement des tours. Des experts en ingénierie, tels que Thomas W. Eagar et Christopher Musso, ont expliqué que le feu, mal compris, provoqua bien la perte d’intégrité structurelle du métal sans nécessiter sa fusion. Par ailleurs, des études publiées dans divers journaux techniques démontrent que le chauffage intense pouvait affaiblir l’acier, précipitant ainsi la chute des bâtiments, sans qu’une explosion contrôlée ne soit nécessaire.
Mythe : L’effondrement du WTC 7 fut le résultat d’une explosion contrôlée
En plus des Tours Jumelles, le WTC 7, situé au 250 Greenwich Street, s’est écroulé environ sept heures après les attentats du 11 septembre. Souvent pointé du doigt en raison de l’absence d’impact direct et de son design architectural particulier, certains observateurs en vinrent à dire que l’effondrement de cet immeuble provenait d’une explosion préméditée. Toutefois, les enquêtes menées, notamment par le National Institute of Standards and Technology, ont mis en évidence que des dommages significatifs sur la façade sud, ainsi que la défaillance d’un support essentiel, ont conduit à une défaillance progressive du bâtiment.
Mythe : La menace nucléaire imminente d’Al Qaeda
Rapidement après les attentats, les autorités américaines se sont préparées à une riposte massive au Moyen-Orient. Parallèlement, des rumeurs affirmaient qu’Al Qaeda était en train d’introduire furtivement des armes nucléaires sur le territoire américain. Or, si cette hypothèse alimenta une paranoïa ambiante, aucun élément n’est jamais venu corroborer ces affirmations, laissant apparaître ce récit comme une exagération destinée à justifier des mesures de sécurité renforcées.
Mythe : L’implication d’Israël dans le 11 septembre
L’une des légendes urbaines les plus virulentes évoquait une prétendue complicité d’Israël dans les attaques, notamment suite à la constatation que 4 000 travailleurs israéliens auraient appelé en revanche le jour des faits. Une enquête minutieuse a rapidement démontré qu’il s’agissait d’une interprétation erronée d’un article concernant le nombre de citoyens israéliens présents dans le World Trade Center. La réfutation de ce mythe nous rappelle combien des faits tragiques peuvent être détournés pour semer la discorde en temps de crise.
Mythe : Le 11 septembre fut une totale surprise
L’ampleur inattendue des attaques a marqué les esprits, mais certains spécialistes du terrorisme soutiennent que le climat d’insécurité qui régnait déjà rendait ces événements prévisibles. Dès les années 1970, des menaces d’attaques semblables étaient déjà évoquées, et en 1993, des avertissements clairs avaient été émis concernant la vulnérabilité des tours jumelles. Ce constat souligne l’importance de prendre en compte les signaux précurseurs dans l’analyse des événements majeurs.