Testament Insolite d’un Tycoon du Michigan Révélé après un Siècle

par Sophie
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Testament Insolite d'un Tycoon du Michigan Révélé après un Siècle

Le Testament Insolite d’un Tycoon du Michigan Dévoilé après un Siècle

Il n’est pas rare de découvrir des clauses étranges dans les testaments. Alors que la plupart expliquent comment répartir les biens parmi les membres restants de la famille, certains choisissent d’être plus créatifs dans ce qu’ils donnent et comment. Prenez par exemple le cas de Leona Helmsley, milliardaire ayant légua 12 millions de dollars à son cher chien. De son côté, le comédien Jack Benny décida de manifester son amour éternel pour sa femme même après la mort en prévoyant dans son testament qu’une rose rouge lui soit livrée chaque jour jusqu’à son propre décès. Il existe cependant des testaments créés par animosité, et c’est exactement ce que fit le tycoon Wellington Burt lorsqu’il formula ses dernières volontés.

Wellington Burt, né en 1831 dans une famille agricole de New York, déménagea dans le Michigan à l’âge de 7 ans. Dans sa vingtaine, il voyagea avant de revenir dans sa ville natale à 26 ans. C’est à ce moment-là qu’il se lança dans l’industrie du bois et devint progressivement millionnaire. En plus de son activité de scierie, il investit dans les chemins de fer. Selon ABC 7, Burt était considéré comme l’un des hommes les plus riches des États-Unis à son époque.

La Fortune de Wellington Burt et Son Héritage

Le moulin à bois de Wellington Burt, construit en 1864, comprenait une usine, des ateliers de menuiserie et de forge, ainsi qu’une station-service pour fournir de la lumière aux 45 maisons des employés du site. Considéré comme une scierie à la pointe de la technologie à son époque, il détenait également des obligations dans d’autres pays et prêta même 6 millions de dollars à la Banque de Montréal en difficulté financière. Burt menait une vie extravagante, arborant les vêtements les plus luxueux et offrant à ses invités des repas de 15 plats dans son manoir. Néanmoins, il contribua largement à la communauté à travers ses efforts philanthropiques.

Burt finança un lycée, un auditorium à Saginaw, et fit des dons à un hôpital pour femmes, une maison de retraite, et à l’YMCA, entre autres. En plus d’être un magnat des affaires, il fut maire de Saginaw et sénateur du Michigan. À sa mort en 1919 à l’âge de 87 ans, sa valeur nette était estimée à 90 millions de dollars.

La Clause de Spite et les Disputes Successorales

Après le décès de Wellington Burt, sa vaste fortune ne fut pas immédiatement répartie entre ses enfants et petits-enfants. Son testament manuscrit stipulait que sa fortune, qu’il appelait « l’œuf d’or », ne serait divisée qu’entre ses descendants 21 ans après le décès de son plus jeune petit-enfant en vie à sa mort. Il laissa entre 1 000 et 5 000 dollars annuellement à ses enfants, à l’exception de son fils favori qui reçut 30 000 dollars par an. Certains de ses employés furent également mentionnés dans le testament. La famille de Burt contesta le testament en justice, mais la majorité de son patrimoine resta intact, en attendant d’être distribué.

Le décompte pour la distribution de l’œuf d’or commença après le décès du dernier petit-enfant encore en vie à l’époque de Burt. Vingt-et-un ans plus tard, en 2011, la succession de Burt était prête à être répartie entre ses descendants, au nombre de 12. L’argent ne fut pas divisé de manière égale, mais en fonction de l’âge. Le plus petit montant attribué à un individu fut de 2,6 millions de dollars, et le plus élevé s’éleva à 16 millions de dollars.

Le Jugement et l’Exécution du Testament

Le jugement Patrick McGraw, en charge de l’exécution du testament de Burt, conseilla aux bénéficiaires de s’entendre entre eux sur la répartition de l’œuf d’or s’ils ne voulaient pas passer par des appels en justice. Tous acceptèrent les montants et, enfin, le dernier souhait de Burt fut accompli. Néanmoins, la raison derrière ce testament étrange reste un mystère. « Il n’aimait peut-être pas ses enfants. On peut voir comment il a distribué des montants différents à des proches différents, » conclut le juge McGraw.

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