Pourquoi les Réfrigérateurs étaient Dangereux à l'Ère Édouardienne

Pourquoi les Réfrigérateurs étaient Dangereux à l’Ère Édouardienne

Les réfrigérateurs de l'ère édouardienne étaient-ils vraiment dangereux ? Découvrez les raisons derrière ce phénomène dans notre nouvel article historique.

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L’Évolution de la Réfrigération avant l’Ère Édouardienne

Avant l’ère édouardienne, la notion de réfrigération était déjà présente, bien que de manière rudimentaire. Nos ancêtres trouvaient des moyens ingénieux pour maintenir la fraîcheur des aliments, allant de l’évaporation d’eau sous des pots en terre cuite à la collecte de glace et de neige pendant l’hiver, qu’ils emprisonnaient avec du bois et de la paille pour conserver le froid. À l’époque victorienne, de nombreux foyers avaient recours à une « glacière », un meuble en bois dur avec un revêtement en étain ou en zinc et une isolation. Cette glacière comportait généralement une étagère supérieure contenant un bloc de glace acheté auprès du marchand de glace local, tandis que les étagères inférieures servaient à conserver les aliments et à recueillir l’eau provenant de la fonte de la glace.

Les premières expériences avec la réfrigération artificielle remontent au 18e siècle, mais ce n’est qu’en 1876 que le système de compression de vapeur, à la base du fonctionnement des réfrigérateurs modernes, a été mis au point par Carl von Linden. Ces premiers réfrigérateurs fonctionnaient à l’ammoniac, au dioxyde de soufre et à d’autres gaz toxiques. Malheureusement, ces gaz pouvaient s’échapper de leurs contenants peu étanches, mettant parfois la vie des habitants de la cuisine en danger. Ces accidents mortels ont inspiré Albert Einstein à chercher une solution pour rendre les réfrigérateurs plus sûrs.

Les Dangers des Réfrigérateurs à l’Ère Édouardienne

Les premiers réfrigérateurs destinés aux foyers ont commencé à être disponibles pendant l’ère édouardienne, mais ils étaient loin d’être sans risques. Les systèmes de réfrigération de l’époque utilisaient des gaz toxiques, inflammables ou les deux à la fois. Ces premiers modèles avaient tendance à fuir, dégageant une odeur nauséabonde et augmentant le risque d’incendie ou d’asphyxie. En Allemagne, dans les années 1920, une série d’accidents mortels impliquant des réfrigérateurs a attiré l’attention sur les dangers potentiels de ces appareils ménagers.

Un incident tragique avec un réfrigérateur en Allemagne pendant cette période a notamment intrigué Albert Einstein, qui a alors collaboré avec Leo Szilard pour concevoir un réfrigérateur non mécanique moins sujet aux pannes. Malgré l’obtention d’un brevet et la collaboration avec un fabricant allemand pour la production, le réfrigérateur conçu par Einstein et Szilard s’est avéré obsolète avant même sa mise sur le marché. C’est à ce moment-là que le fréon a sauvé le réfrigérateur, tout en portant atteinte à la couche d’ozone.

Le Sauvetage des Réfrigérateurs grâce au Fréon

Thomas Midgley est alors apparu sur la scène pour tenter d’améliorer la technologie existante de compression de vapeur en remplaçant les gaz toxiques alors utilisés. Il a développé le fréon, dichlorodifluorométhane, en 1930 chez GM. Bien que le fréon ait initialement eu du mal à convaincre en dehors de son équipe quant à son efficacité comme agent réfrigérant supérieur, Midgley a eu une idée créative pour faire sa démonstration. Lors d’une soirée habillée, il a inhalé du fréon et éteint une bougie avec, prouvant ainsi son innocuité par rapport aux poumons et au feu.

Malheureusement, ce n’est que dans les années 1970 que l’on a découvert que le fréon et d’autres chlorofluorocarbones contribuaient à la destruction de la couche d’ozone. Cette prise de conscience a mené à la signature du protocole de Montréal en 1987, qui a entraîné l’adoption de nouveaux agents réfrigérants et de nouvelles méthodes de réfrigération. Bien que le concept de réfrigérateur d’Einstein n’ait jamais vraiment pris une place prépondérante sur le marché domestique, il a toutefois influencé le système de refroidissement utilisé dans certains réacteurs nucléaires.

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