Expérience vécue lors des attentats du 11 septembre au World Trade Center

Expérience vécue lors des attentats du 11 septembre au World Trade Center

Survivants des attentats du 11 septembre au World Trade Center : leur évacuation des tours fut une expérience bouleversante et tragique. Plongez dans leurs récits.

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Une journée qui semblait normale

Le 11 septembre 2001 avait commencé comme n’importe quel autre mardi. Le ciel était d’un bleu impeccable, sans le moindre nuage à l’horizon, promettant une journée ensoleillée sur la ville de New York. Florence Jones, une des dernières personnes à s’échapper de la Tour Sud du World Trade Center, mentionna qu’il s’agissait d’une journée remarquablement belle, générant une atmosphère pleine d’entrain parmi les personnes se rendant sur leur lieu de travail. Brian Clark a décrit lui aussi la journée comme étant d’une clarté absolue, avec un ciel bleu intense et une douceur inattendue pour la saison. Pour lui, comme pour beaucoup d’autres, rien ne présageait l’horreur à venir.

Vue de New York avec le World Trade Center
Crédit photo : Getty Images/Getty Images

Cette normalité apparente rendrait les événements à venir d’autant plus choquants et incompréhensibles.

Le feu et l’essence enflammée partout

L’impact des avions transforma instantanément une matinée ordinaire en une scène d’apocalypse. Les flammes violentes et la fumée noire engloutissant les tours du World Trade Center marquèrent le paysage new-yorkais, ainsi que la conscience collective mondiale. Brian Clark, alors au cœur de la catastrophe, témoigne d’un changement brutal alors qu’il apercevait des flammes là où, quelques instants auparavant, se trouvait la vue dégagée depuis son bureau. Vinny Borst, fuyant le 82e étage, se retrouva nez à nez avec des couloirs littéralement engloutis par le feu.

Fenêtres du World Trade Center emplies de feu
Crédit photo : Mario Tama/Getty Images

Lauren Manning, quant à elle, venait juste d’arriver dans le hall du North Tower lorsque l’impact se produisit, laissant place à une colonne de feu se déversant des ascenseurs, l’enveloppant instantanément. Plus de 80% de son corps fut brûlé, amorçant un long chemin vers la guérison.

La confusion régnait

Pour ceux à l’intérieur des tours, les événements du 11 septembre étaient d’abord marqués par une confusion immense. Des témoins comme Bob Swierupski, situé aux étages inférieurs, ne pouvaient comprendre ce qui se passait ; percevant les secousses et voyant des débris passer devant les fenêtres sans réaliser que leur tour venait d’être frappée. Joe Dittmar, lui, ne réalisait pas l’étendue de la situation, enfermé dans une salle de conférence sans fenêtres.

Vue aérienne de Manhattan à travers les nuages
Crédit photo : Ferrantraite/Getty Images

Cette incertitude initiale fit place à diverses interprétations de la situation, certains pensant à un tremblement de terre, d’autres à un accident d’hélicoptère, en l’absence de communication claire sur l’incident.

Mais l’angoisse n’était pas aussi intense qu’on pourrait le croire

Malgré le chaos, les témoignages soulignent une absence étonnante de panique pure parmi les occupants des tours. Bob Swierupski remarque qu’au début, il régnait une certaine tranquillité, une conséquence peut-être de l’expérience acquise lors de l’attentat à la bombe de 1993 contre le World Trade Center. Theresa Marino Leone note que, malgré l’urgence, la descente des escaliers étroits se faisait sans bousculade ou chaos.

Personnes s'éloignant, air chargé de poussière
Crédit photo : Spencer Platt/Getty Images

Cette relative « chaos organisé » démontre la capacité humaine à conserver un semblant de civilité même dans les moments les plus critiques.

Certains ne pensaient pas qu’il y avait tant de problèmes

Paradoxalement, même avec la tour Nord en flammes et la confusion régnante, il y avait ceux dans la Tour Sud qui ne percevaient pas la situation comme immédiatement dangereuse. Brian Clark témoigne de l’annonce faite au système de haut-parleurs, affirmant que le bâtiment était sécurisé et qu’il n’était pas nécessaire d’évacuer. Cette fausse assurance fut tragiquement infirmée quelques instants plus tard par l’impact avec la deuxième tour.

L’eau envahissait les tours

L’image d’énormes incendies dominait l’imaginaire collectif, mais l’intérieur des tours fut également confronté à des inondations. David Paventi raconte que le hall était jonché de verre brisé et d’eau, tandis que Theresa Marino Leone évoque la montée des eaux dans les escaliers, atteignant des hauteurs improbables. Cette situation résultait probablement d’un dysfonctionnement du système de gicleurs, exacerbant encore la confusion et la difficulté de l’évacuation.

Des moments semblables à ceux d’un film catastrophe

Certains survivants ont décrit des scènes qui rappelaient des films d’action ou de catastrophe, par leur intensité et leur horreur. David Paventi compare la situation à celle d’un film de « Die Hard », tant les dommages et l’atmosphère semblaient irréels. Joe Dittmar, lui, raconte un bâtiment qui tremble et se décompose autour de lui, un moment terrifiant qui semble sortir d’un scénario de film hollywoodien.

Les survivants se souviennent des disparus

Les histoires des survivants sont empreintes d’une forte conscience de ceux qui n’ont pas survécu. Florence Jones, par exemple, se trouvait juste un étage en dessous de l’impact dans la Tour Sud, et réalisa brutalement que les personnes avec qui elle venait juste de parler étaient probablement toutes mortes.

Des actes de bravoure

Les récits débordent d’actes héroïques, non seulement de la part des premiers intervenants, mais aussi de civils ordinaires. Brian Clark, lui-même, a aidé un collègue pris au piège, faisant preuve d’un courage stupéfiant. Ces gestes audacieux de solidarité et d’entraide ont marqué les esprits bien au-delà de l’horreur de la situation.

Pompier appelant à l'aide
Crédit photo : U.S. Navy/Getty Images

Les pompiers et autres secouristes montèrent sans hésiter dans les tours, connaissant bien le danger mais déterminés à sauver des vies, un geste d’un courage incommensurable.

Sortir du World Trade Center n’était que le début

Les survivants racontent que l’évasion des tours ne représentait que le commencement d’un parcours de survie. Les débris tombants, la poussière étouffante et la visibilité nulle transformaient les rues en zones de guerre. L’instant où ils traversèrent vers la sécurité relative n’était qu’un interlude avant de découvrir l’étendue des dévastations.

Décombres du World Trade Center
Crédit photo : Chris Hondros/Getty Images

Chaque survivant porta avec lui les cicatrices de cette journée, tant sur le plan physique que psychologique, marquant à jamais leur existence et celle de leurs proches.

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